Di sak na pou di

Demain la famine ?

Témoignages.re / 21 juillet 2012

Le début de ce siècle a été marqué par le déchaînement des éléments qui ont ravagé presque toutes les parties du monde : tsunami, tornades à répétition aux Etats-Unis, inondations en Chine (plus de 300 villages détruits) et en France, des fleuves de boue au Pakistan, en Inde, en Thaïlande, etc. Puis, en ce moment même, répétition de la même chose en Russie, et au Japon, qui a été si durement frappé par un tsunami il n’y a pas si longtemps. Nous avons vu à la télé les populations épouvantées grimper sur les toits des maisons, s’accrocher aux arbres et disparaître dans les flots boueux qui montaient sans cesse, nous rappelant cette histoire de biblique mémoire et qui a dû être encore plus terrifiant, car tous les peuples en parlent. Ces manifestations d’une Nature en colère font toujours des milliers de victimes et sont la cause de dévastations, de bouleversements de toutes sortes et aussi de famines durables, car les champs ne sont plus après leurs passages que des étendues de boues puantes marquées par des tas de pierres mises à nu. Dans certains cas, les récoltes ont pourri sous les eaux croupies. Ce n’est pas demain que les habitants pourront manger un peu de riz. Pas seulement ces peuples, mais nous aussi, les Réunionnais, dont la survie dépend des importations pour beaucoup de produits de première nécessité. Pendant deux années de suite, les cyclones ont ravagé les pays d’Asie, et les fleuves ont débordé. Deux mois plus tard, alors que je me promenais sur un bord de mer, j’avais entendu quelques personnes qui pensaient comme moi : « il n’y a plus rien dans les boutiques, disait l’une d’elle, c’est vrai, les bateaux ne viennent plus, il n’y a plus rien à manger, répondit l’autre, on pourrait peut-être pêcher ? Pêcher quoi ? reprit une autre personne, il n’y a plus de poissons dans la mer… les Japonais sont passés par là » ! Devinez la suite.

Lucet Marie - Bras-Panon



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Messages






  • Merci Monsieur Lucet Marie, d’aborder le sujet de la dépendance alimentaire pour la Réunion, tout au moins en ce qui concerne le RIZ.
    Ne voir que peu de commentaire, déjà dans Témoignages mais aussi dans les autres journaux, c’est cela qui m’effraie le plus.
    C’est Alain Lorraine qui le premier me parla du "Non-être" philosophique que nous sommes ; faut-il attendre demain le que "pas-riz" devienne le seul intérêt qui nous somme.
    Koman ouyveu ke le péyi y dévlop !!! ou roul carry soud kel riz ? = le "pas-riz".
    Enfin merci encore Monsieur Lucet Marie de soumettre cette question qui dans le titre semblerait n’émouvoir personne.

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