Di sak na pou di

Didier Robert désavoué par le gouvernement

Témoignages.re / 8 juillet 2010

Il avait fait du développement de l’aéroport de Pierrefonds l’un de ses axes prioritaires de développement. Et il comptait sur le gouvernement non seulement pour valider ce choix, mais aussi pour participer au financement de l’extension de Pierrefonds, en vue d’en faire un aéroport international.
C’est dans cet esprit que Didier Robert a posé le 30/09/2008 une question au gouvernement. Après deux ans d’études, le gouvernement (enfin) a rendu sa réponse (JO du 06/07/2010).
Voici le texte de la réponse : « Le syndicat mixte de Pierrefonds, autorité organisatrice du service public de l’aéroport de Saint-Pierre/Pierrefonds, depuis son ouverture au trafic commercial, en 1998, est devenu propriétaire de la plate-forme fin 2006, en application de l’article 28 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Il est, à ce titre, pleinement compétent pour définir les axes de développement de la plate-forme, identifier ses opportunités d’évolution en fonction de sa zone de chalandise et établir le financement des actions qu’il souhaite engager. Il est à cet égard de son seul ressort de décider la politique d’investissements nécessaires au développement de la plate-forme. Dans sa fonction de maître d’ouvrage, le syndicat mixte peut ainsi être conduit à consulter au moment opportun les services locaux de la Direction générale de l’aviation civile sur les enjeux de sécurité liés aux projets d’investissement. L’aéroport de Saint-Pierre/Pierrefonds assure d’ores et déjà des vols internationaux. S’agissant de la question de l’accès à l’aéroport de Saint-Denis/Gillot, la mise en service de la route des Tamarins a considérablement réduit le temps de trajet entre le Nord et le Sud de l’île. Enfin, au vu de la structure économique du transport aérien en général et pour ce qui concerne en particulier l’île de La Réunion, l’aéroport de Saint-Pierre/Pierrefonds peut nourrir l’ambition de devenir un aéroport régional, pivot d’offres combinant plusieurs destinations touristiques de l’océan Indien, ainsi que l’a proposé le Président de la République lors de son récent déplacement sur l’île ».
En clair, c’est le total désaveu : Pierrefonds est et restera un aéroport à vocation régionale (desserte de l’océan Indien).
En filigrane, on voit également que Didier Robert attend tout de Paris puisqu’il demande au gouvernement de « valider les principes de mise en œuvre d’un programme d’investissements, dans le cadre de la réglementation, et des diverses autorisations administratives et techniques nécessaires pour l’ouverture de Pierrefonds demain au trafic international ». Quel sens des responsabilités !
Petite cerise sur le gâteau : le gouvernement rappelle à Didier Robert… l’existence de la route des Tamarins. En oubliant sciemment cet élément, Didier Robert prouve qu’il ne croyait absolument pas à son efficacité. Bon, quelques années après, en tant que président de Région, il est tout content de souffler la première bougie de cet ouvrage.

Kora-Ly Payet


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