Di sak na pou di

DSK avance vers la candidature

Témoignages.re / 11 février 2011

La petite phrase d’Anne Sinclair, annonçant qu’elle ne souhaitait pas que son mari Dominique Strauss-Kahn fasse un second mandat à la tête du FMI, est “un message maîtrisé” du candidat potentiel à la Présidentielle de 2012. Tout le monde sait très bien que ce n’était pas seulement l’épouse qui parlait, mais aussi la professionnelle de l’analyse des situations politiques, et que le décodage allait vite être fait partout. Pas de 2ème mandat, donc la liberté de se présenter à la magistrature suprême, et en attendant sans que l’intéressé n’intervienne directement dans les affaires intérieures d’un pays alors qu’il assure une mission internationale.

Elle ne met pas fin aux questionnements, au PS, dans la classe politique et dans l’opinion en général, mais un pas déterminant est fait à un moment où l’actualité ouvre de grands débats dans le pays : La place de la France, la parole de la France, et une éthique de la représentation démocratique particulièrement chez ceux qui ont en charge l’État. A ne pas en douter, le premier qui a reçu le message cinq sur cinq est Nicolas Sarkozy qui prend les pieds dans le tapis de plus en plus, et qui comprend alors que la prochaine grande confrontation ne sera pas seulement tactique.

Elle devrait réveiller aussi les Réunionnais qui sont de plus en plus nombreux à s’inquiéter de la politique du gouvernement Fillon dans ce département. La population attend certainement un renouveau de la décentralisation par une plus grande responsabilisation des élus locaux dans la conduite de leurs propres projets, mais aussi une vraie garantie dans le fonctionnement des grands services publics d’État (Education, Santé, Justice, etc.). Cet espoir peut être valablement placé en Dominique Strauss-Kahn, qui offre à la Gauche et au pays tout entier des solutions dans un cadre global et cohérent.

Rashide Maleck, COMITE DSK 974


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