Di sak na pou di

Elections européennes, pourquoi voter ?

Témoignages.re / 25 avril 2014

« L’avenir n’est pas une question de hasard. C’est une question de choix » Viviane Reding

L’Union européenne est à un tournant de son histoire. Les conséquences dramatiques de la crise économique et sociale déclenchée par la faillite bancaire de 2008 – montée alarmante du chômage et de la précarité, baisse des salaires et des retraites, angoisse d’une majorité de nos concitoyens à l’égard de l’avenir et espoir brisé de beaucoup de jeunes -, ont mis à rude épreuve les relations entre les États membres, qui peinent à élaborer une véritable politique économique commune. Les mesures d’austérité mises en œuvre n’ont fait jusqu’ici qu’aggraver l’état de faiblesse économique d’un certain nombre de pays membres. L’Union est-elle condamnée à l’impuissance et à moyen terme à la dislocation ?

Un désintérêt croissant pour l’enjeu européen

Pour l’extrême-droite, la cause est entendue, l’Union européenne est un « bateau fou » qu’il faut quitter le plus vite possible. Et on nous annonce que les forces populistes (issues de l’extrême droite) pourraient doubler leur score aux prochaines élections européennes de mai 2014 – le FN avant le PS ! Pour un certain nombre de militants de gauche, de « la gauche de la gauche » et de l’extrême-gauche, l’Union européenne « a été progressivement remise aux mains du système financier « – les traités successifs ont avalisé la liberté de la finance : création monétaire abandonnée aux banques privées, interdiction faite à la Banque centrale européenne de prêter aux États…

Et le prix démocratique, nous disent-ils, n’a pas été moins élevé. En effet, nous avons encore en mémoire le contournement du vote référendaire par une ratification parlementaire – le nouveau traité de Lisbonne (décembre 2009) est à peu de choses près le Traité constitutionnel rejeté par les peuples français et néerlandais en 2005. Alors comment peut-on encore parler de la démocratie au sein de l’Union européenne ! D’où l’appel de certains au boycott ou au vote blanc.

Les critiques adressées à l’Union européenne sont nombreuses, certaines sont pleinement justifiées, d’autres un peu moins. Le problème, c’est que le degré d’adhésion affective de l’ensemble des citoyens à la nécessité de faire l’Europe est assez faible. Et corollairement, ils ne croient pas à leur capacité de peser sur ses orientations actuelles et de porter un projet social européen. Ecoutons les parlementaires européens lorsqu’ils reviennent de Bruxelles, ils se félicitent toujours, face à leur population, d’avoir défendu les intérêts de leur pays, menacés par les injonctions de Bruxelles.

Aux yeux de beaucoup d’hommes politiques, voire des ministres, l’Union européenne et ses institutions sont responsables de tous les mauvais choix, alors même que la politique européenne dépend des Etats membres et que la plupart des décisions sont prises sur le mode consensuel. Comment s’étonner alors de l’indifférence, voire la défiance des opinions publiques à l’égard de la construction européenne. Or, l’Union européenne a besoin de l’implication de tous ses citoyens pour franchir les nouvelles étapes de sa construction. C’est un impératif. La grandeur du projet européen, disait, je crois, Jacques Delors, passe par la mobilisation des citoyens.

Choisir l’Europe que nous voulons

Les élections européennes du 22 au 25 mai offrent aux citoyens européens l’occasion de s’approprier le projet européen et d’infléchir, s’ils le souhaitent, les orientations actuelles de l’UE. En désignant les représentants qui agiront en leur nom, ils peuvent, lors de ces élections, modifier la composition politique du Parlement européen (PE), dominé depuis plus de dix ans par une majorité du « Centre droit « – qui a toujours soutenu la politique d’austérité que nous connaissons.

Le Parlement, la seule institution européenne à être élue au suffrage universel direct, depuis 1979, est loin d’être un « parlement d’opérette » ! D’abord consultatif, il a aujourd’hui de réelles compétences en matière législative, budgétaire et de contrôle. Au fil des traités, il a vu son pouvoir renforcé au point de peser directement sur les décisions de l’UE. C’est dire l’importance de notre choix lors de ces élections européennes. Le fait que les partis politiques représentés au Parlement européen désigneront une tête de liste qui pourrait devenir le Président ou la Présidente de la Commission en cas de victoire à ces élections donne un enjeu encore plus important à ce scrutin et à notre choix d’électeur.

De nombreux clivages traversent actuellement les institutions européennes, particulièrement le PE, mêmes s’ils ne se laissent pas réduire au clivage gauche-droite. Ils portent pour l’essentiel sur la poursuite de l’approfondissement de la construction européenne, c’est-à-dire sur « plus ou moins d’intégration » ou « plus ou moins d’Europe ». Ils portent également sur des enjeux de type « plus ou moins de régulation du marché » ou « plus ou moins de lien entre l’économique et le social ». Ces divisions ne sont pas celles qui opposent les experts européens aux peuples de l’UE, mais bien plutôt les citoyens européens entre eux, les partis politiques européens entre eux, les États de l’UE entre eux, voire les peuples d’Europe entre eux.

Il est donc vital de promouvoir des débats de fond sur les politiques à mettre en œuvre pour une Europe plus solidaire, plus démocratique et plus sociale. En rendant plus visibles ces clivages politiques, les citoyens pourront, lors de ces élections européennes du 2014, mieux exprimer leur choix pour tel ou tel projet européen.

Le débat sur les décisions de l’UE est plus ouvert qu’on le croit. Notre choix peut modifier l’équilibre des forces au Parlement européen et par là même réorienter la direction que l’Union européenne doit prendre dans les années à venir.

 Reynolds Michel 



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  • Bonjour,

    le Parlement Européen n’ayant pas l’initiative législative, la question de "pourquoi voter" se pose encore pour moi, malgré la lecture de cet article. Certes, les pouvoirs du PE ont étendus. Certes, les projets de loi de la Commission (et le président de la Commission sera du même bord politique que la majorité du PE ! Une première ! ) peuvent être amendés.

    Mais pour ces amendements, ils doivent être adoptés à l’unanimité par le Conseil des ministres si la Commission européenne ne les approuve pas.

    En fait, c’est toujours la Commission qui décide, et même si le peuple élit indirectement son président, il ne choisit pas les membres de la Commission (certes, le PE a un pouvoir de veto). Le fait est que sur le principe, ce n’est pas le peuple qui décide des lois qui sont votées.

    Il peut tenter d’amender ces lois, sans que ses amendements soient forcément adoptés (si la Commission s’y oppose, c’est le Conseil qui statue à l’unanimité ; s’il n’y a pas d’unanimité, l’amendement n’est pas retenu). Il peut demander à la Commission de faire une loi sur un sujet en particulier, sans qu’il puisse décider du contenu de cette loi.

    Bref, le PE peut empêcher temporairement une loi d’être votée. Il peut la modifier marginalement. Mais il ne prend pratiquement aucune initiative. Demander aux peuples de l’UE d’aller voter pour "éviter le pire", et pas pour "construire un meilleur avenir", c’est un peu fort. En tout cas, ce n’est pas une motivation suffisante pour moi.

    Si on souhaite avoir des citoyens impliqués dans l’UE, il faudrait peut-être leur donner d’autres raisons d’aller voter que la crainte de ce qui pourrait se passer s’ils ne le faisaient pas. Des raisons d’espérer un meilleur avenir, et pas un avenir "moins pire".

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  • En effet le parlement européen n’a que très peu de pouvoir. Ceux qui décident vraiment sont des personnes qui sont nommés et pas élus. La banque centrale Européenne, l’Euro groupe et les membres de la commission Européenne. Ceux la sont les pires de tous. Ils imposent la rigueur pour tout le monde sauf pour eux. Ils bénéficient de salaires et d’avantages complètement indécents.
    Certains disent ; oui mais la commission Européenne finance plusieurs projets à La Réunion. En fait cet argent vient de plusieurs états Européens dont la France, puis la commission de Bruxelles le reverse pour les différents projets, après s’être largement sucré au passage. Au final l’état Français verse plus de 6 milliards qu’il ne reçoit. Donc la France pourrait verser cet argent directement sans passer par la commission.
    Le 25 mai j’irai voter pour une liste qui préconise la suppression de cette commission. Rassurez-vous, il n’y a pas que le front national. Il y en a d’autres

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  • Pourquoi voter aux élections européennes du 25 mai prochain ?
    Tout d’abord si vous souhaitez que vos idées soient retenues, ce n’est pas en restant chez
    Vous que vous pourrez agir . Réfléchissez bien pour qui voter, quel est selon vous le parti
    Qui peut agir en 1er sur le social avant de subir les lois de l’argent ?
    Comment voulez-vous qu’un pays comme le notre (66 millions d’habitants) puisse se défendre économiquement parlant face au reste du monde soit 7 milliards et d’ici à 2020
    9 milliards d’habitants. Seule la fédération des états membres de l’UE soit 505 millions
    D’individus peut tenir tête à la mondialisation. Avez-vous pensez à l’avenir de toute notre jeunesse , nos descendants en général, nos enfants et petits enfants. Bien entendu il faut
    Changer de politique : LE SOCIAL avant tout , laisser des moyens de survie à tous les citoyens européens sinon comment voulez-vous que la croissance revienne si nous n’avons plus suffisamment de moyens pour consommer , d’autre part il est indispensable d’avoir un budget conséquent pour la RECHERCHE et le DÉVELOPPEMENT . Je n’ai pas la place dans dans ce petit volume pour vous écrire tout ce que je sais . Ce dont je suis certain , c’est qu’il faut développer à outrance la Communication entre les citoyens et nos dirigeants . Je milite depuis un certain temps pour la création minimum d’une station de radio spécifique . Elle devrait être créé dans de très brefs délais , elle s’appellerait RFE (RADIO FRANCE EUROPE) . J’ai beaucoup milite pour la création d’un média spécifique , mais ce n’est pas moi vous vous en doutez qui lui ait donne ce nom de baptême . J’ai pense que vous deviez le savoir avant le 25 mai prochain. Cela est un gage et non pas une illusion. Il faudrait que
    Davantage de citoyens participent dans les grandes associations nationales a la construction de notre EUROPE . MERCI de prendre un peu de votre temps pour lire et réfléchir à
    Ces quelques idées . J’aurai aimé vous informer bien davantage , mais la surface de l’emplacement est compte.

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  • Oscar,
    Le parlement européen a des pouvoirs contrairement à ce qu’on nous raconte. Sauf que c’est une question de rapport des forces à l’intérieur du parlement et dan la rue.
    Ce qui est certain c’est qu’il ne faut pas compter sur la majorité actuelle avec des sociaux-libéraux (PS compris) qui vont dans le même sens que toute la droite.
    Ces élus français PS, MODEM et UMP nous ont trahis après le référendum sur le TCE.
    A eux, il ne faut plus leur faire confiance. Il y a une alternative à gauche avec Younous Omarjee et la liste FDG. Soyons offensifs, le danger des nationalistes est bien présent et trop dangereux.

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