Di sak na pou di

Elie, merci, Elie !

Témoignages.re / 14 septembre 2009

J’avais 13 ans. Arrivant de la classe de CM2, j’ai été refoulé dans celle de Fin d’études. En Fin d’études, à cet âge, on avait… terminé les études. A l’époque, le Certificat d’Etudes Primaires, véritable sésame, avait une importance capitale. Les adolescents qui possédaient ce diplôme pouvaient entrer en apprentissage ou prétendre à un travail à la mairie. Moi, je suis entré en apprentissage, puis j’ai obtenu le C.A.P., le B.E.I. (en métropole) et le concours de professeur d’enseignement technique, pour terminer ma carrière en tant que conseiller à l’Action culturelle du ministère de la Culture.
Tout cela, je le dois à mon instituteur, M. Elie Albert. C’est lui qui m’a remis dans le circuit. C’est lui qui m’a donné le goût du savoir, le goût d’apprendre, le goût d’aimer ce que je fais. Ce goût que j’ai à mon tour transmis à mes enfants.
J’ai gardé mon cahier journalier de mars 1957 à l’école de Pont-Minot à Saint-André. Avec ses appréciations en instruction civique, géographie, système métrique, rédaction, etc…

Elie, Elie,
tu es parti
dans la souffrance.
Elie, Elie,
reçois ma reconnaissance.
Monsieur Elie,
tu m’as donné la connaissance.
Elie, Elie,
tes élèves ont tous réussi
dans la vie, dans leur vie.
Elie, Elie,
je ne te dirai
jamais assez
merci, Elie.
Car, plus que n’importe qui,
je sais, Elie, je sais
combien tu as été
notre sauveur.
La terre Réunionnaise se souviendra
que tu t’es dévoué pour ton prochain.
Elie, Elie,
en bon croyant,
en pratiquant,
notre Seigneur,
le Dieu-vivant,
t’accueillera en son sein.

A Dieu, Elie !

Marc Kichenapanaïdou


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