Di sak na pou di

En mémoire du Père Grienenberger

Témoignages.re / 15 novembre 2012

Vive est l’émotion dans le quartier de l’église Saint-Jacques, depuis l’annonce de la profanation de sept tombes dans le cimetière de commune Prima, notamment celles du caveau du diocèse et en particulier celle du père Étienne Grienenberger, dont personne ne peut oublier le rayonnement social, même dix-sept ans après sa mort.

Qui était le père Étienne Grienenberger ?

Il est né le 17 avril 1912 dans un petit village des Vosges, dans une famille très pieuse, qui consacra trois de ses enfants à l’église. À l’âge de 27 ans, il est ordonné prêtre. Mais la Seconde Guerre est déclarée. Après l’armistice, il est affecté au collège Martial de Port-au-Prince en Haïti, d’où il est expulsé vingt ans après quand Duvalier arrive au pouvoir.

Le bateau débarque à La Réunion, en tant que curé de la paroisse Saint-Jacques à Saint-Denis. En 1962, il est choisi comme vicaire général par Mgr Guibert et il le restera pendant une douzaine d’années.

À Saint-Jacques, il construit un foyer très actif, qui occupe les jeunes, avec chorale, atelier théâtral, cours de danse, formation ménagère, soupe populaire, hébergement de nuit pour les sans-abri. Il agrandit l’église Saint-Jacques, puis construit celle de la Trinité et le monastère des dominicaines. Il s’impose un rythme de vie exigeant, se levant bien avant le jour, pour être présent à son église pour célèbre la messe à 6 heures et ensuite accueillir les malheureux de la vie, les nécessiteux, tous ceux qui ont besoin de réconfort.

En 1991, il quitte Saint-Jacques, auquel son nom restera à jamais attaché, pour s’installer à Sainte-Clotilde. Dégagé des responsabilités paroissiales, il assure un ministère de réconfort et d’accompagnement spirituel. Plusieurs décorations souligneront ses mérites. Il est décédé le 18 décembre 1997 à l’âge de 85 ans.

Marc Kichenapanaïdou


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