Di sak na pou di

État des lieux de la FOS Réunion avant les assemblées générales du 26 octobre 2013

Témoignages.re / 26 octobre 2013

La présente communication est destinée à porter à la connaissance de chaque adhérent de la FOS Réunion, avant leurs assemblées générales extraordinaire et ordinaire du 26 octobre 2013, la situation dans laquelle les actions d’une partie du Conseil d’administration, jugées illicites par le Tribunal de Grande Instance de Saint-Denis, menée par un président usurpateur condamné par la justice, ont placé leur association, ainsi que des conséquences prévisibles des prochaines décisions qui seront prises lors de ces assemblées générales.

Ce président usurpateur a adressé le 04 juin 2012 un courrier au Président Daniel Gustave, pour lui signifier sa radiation de l’association FOS Réunion qui impliquait sa destitution du poste de président, auquel il avait été régulièrement élu, ainsi que sa radiation de membre élu au Conseil d’administration.

Saisi en référé par le Président Daniel Gustave et le Trésorier Maurice Soubou, le Tribunal de Grande Instance de Saint-Denis, par ordonnance du 06 septembre 2012, a jugé ce coup de force ILLICITE, a rétabli le Président Daniel Gustave dans ses droits d’adhérent et de membre du Conseil d’administration et a désigné le cabinet Chavaux & Lavoir comme Administrateur judiciaire provisoire.

Pour en arriver à cette situation, que s’était-il passé ?

« Prise illégale de pouvoir »

Ce président usurpateur, principal instigateur du trouble qui paralysait le Conseil d’administration de la FOS Réunion, avait réuni autour de lui quatre autres administrateurs mécontents pour des raisons diverses du fonctionnement du CA. A cinq membres sur neuf, ils bloquaient systématiquement les délibérations, empêchant toute décision, jusqu’à ce qu’ils prennent illégalement le pouvoir.

La première de leurs mesures a été d’écarter, sans justification, les personnes bénévoles qui aidaient avec efficacité l’association et qui auraient été à même de constater leur incompétence :

- Serge Folio qui, entre autres, assurait le bon fonctionnement du système informatique performant des réservations. Aujourd’hui, ce système est défaillant et les personnels travaillent de façon anachronique avec le téléphone et le fax, ce qui conduit à des situations stressantes pour les responsables de centres qui voient se présenter des clients qu’ils n’attendent pas ;

- Mamode Ismaël, qui assurait avec un grand dévouement et une rare efficacité le fonctionnement de l’activité “voyages”, alors la plus rentable des activités de la FOS Réunion ;

- Gérard Naura qui, après avoir aidé au fonctionnement des Makes, avec une amélioration des résultats financiers, était chargé d’organiser la mise en place du poste alors envisagé de directeur de l’association.

« Baisse sensible de la fréquentation des centres »

Après avoir écarté ces personnes qui apportaient beaucoup à la FOS Réunion, et en s’affranchissant des modalités de désignation alors mises en place et qui faisaient appel à un simple bon sens pour des gens honnêtes (émission d’un appel d’offres pour le poste, étude des CV reçus, désignation par le Conseil d’administration, etc.), ils ont nommé arbitrairement un « directeur général » , avec un salaire mirobolant auquel s’ajouteraient autres avantages.

Depuis l’éviction jugée illicite du Président Daniel Gustave, on observe une baisse particulièrement sensible et permanente de la fréquentation des centres, pendant que les charges, elles, n’ont pas baissé. En effet, aux salaires habituels qui représentent la partie la plus importante des charges ont été ajoutés les salaires du « directeur général » et de l’administratrice judiciaire depuis maintenant quatorze mois (montant non connu des membres du Conseil d’administration).

Depuis l’éviction de Mamode Ismaël par le bureau auto-proclamé et son remplacement par un de ses cinq membres, l’activité “voyages” est quasi inexistante.

Concernant l’administration judiciaire provisoire, la mission du cabinet Chavaux & Lavoir, telle qu’elle a été ordonnée par le TGI de Saint-Denis, est de procéder à l’élection d’un nouveau bureau du Conseil d’administration et, dans l’attente, d’administrer l’association en prenant toutes dispositions utiles, et si cela s’avérait nécessaire, une déclaration de cessation de paiement.

Fixée initialement à deux mois, compte tenu des difficultés à élire un nouveau bureau, cette mission a été prolongée de deux fois six mois.

Une réorganisation « arbitraire » du Conseil d’administration

Dans une tentative de deuxième coup de force, et pour contourner la décision de justice, le président usurpateur a demandé à l’administratrice provisoire de réunir une « assemblée générale extraordinaire » dans le seul but de modifier l’article des statuts qui prévoit la composition du bureau du Conseil d’administration à hauteur de six administrateurs, afin de ramener ce nombre à cinq qui, hasard, correspond à l’effectif de leur groupe d’usurpateurs.

Dès sa prise de fonction, des courriers ont été adressés à l’administratrice judiciaire provisoire afin de l’informer de la situation dangereuse générée par le président usurpateur et ses complices. Ces courriers l’ont informée, en particulier, de l’éviction immédiate, sans justification, des personnes bénévoles qui assuraient le fonctionnement correct de la FOS depuis des années. Ces personnes n’ont pas été sollicitées par l’administratrice, qui s’est contentée de s’appuyer sur la situation créée illicitement par le président usurpateur, et donc de travailler exclusivement avec le « directeur général » arbitrairement nommé.

Des personnels « démotivés »

Les nouvelles normes de fonctionnement appliquées ont abouti à une démotivation des personnels de la FOS, voire à une baisse des activités.

L’exemple type nous est fourni par la situation du gérant du centre des Makes qui s’est vu retirer tous les moyens qui ont, dans le passé, permis à ce centre d’attirer toujours plus de clients et ainsi d’obtenir de bons résultats. En effet, il s’est vu retirer, entre autres, la gestion des réservations et ses moyens de paiement des fournisseurs. Une lourdeur administrative démotivante, voire paralysante, a annihilé tout sens de l’initiative et de l’efficacité, ce qui explique le piètre taux d’activités de ce centre, fui par les clients autres que les colonies de vacances et les scolaires titulaires d’une convention avec l’observatoire astronomique.

Des « pertes » financières

Le résultat de cette gestion calamiteuse se traduit par une perte d’exploitation de 363.310 euros pour l’exercice par l’équipe en place.

Lorsque par l’incompétence, les choix et décisions inconsidérées de ses dirigeants une entreprise provoque une chute impressionnante de ses résultats, elle ne peut survivre que pendant le temps de la dilapidation de son patrimoine.

C’est ce qui se produit actuellement.

A chaque adhérent participant à l’Assemblée générale ordinaire ou extraordinaire de faire les bons choix pour la survie de la FOS Réunion.

A chacun de faire ses choix, en sachant où conduira la FOS Réunion, une éventuelle reconduction des cinq membres constituant le groupe d’usurpateurs incompétents.

Vous, membres adhérents de la FOS Réunion, par votre vote, avez la possibilité de redonner à la FOS Réunion une chance de se sortir de la situation catastrophique dans laquelle cette majorité de circonstance l’a plongée.

Maurice Soubou

Membre du Conseil d’administration de Juin 2007 à Octobre 2013

(Les intertitres sont de “Témoignages”)


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