Di sak na pou di

Gaza : un an après le conflit, les civils courent toujours un grand danger !

Témoignages.re / 7 juillet 2015

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Des habitants de Gaza. (Photo UNRWA)

A Gaza, les habitants vivent toujours sous la menace des restes explosifs de guerre, un an après le conflit entre Israël et des groupes armés palestiniens déclenché le 7 juillet 2014. Au moins 4 500 engins explosifs se trouvent encore sous les décombres, prêts à exploser ! Handicap International, qui est intervenue dès les premiers jours du conflit, organise depuis mars des séances de prévention pour éviter de nouvelles victimes.

Les 50 jours de conflit ont été d’une rare violence, tuant et blessant des civils, et obligeant la population de Gaza à se déplacer dans des zones supposées moins dangereuses. De retour dans leurs quartiers après la fin des violences fin août 2014, les Gazaouis ont été exposés à une nouvelle menace : celle des restes explosifs de guerre enfouis sous les ruines des immeubles et des infrastructures détruits. Un danger qui persiste depuis…

« Des habitants continuent de mourir ou d’être blessés à cause des restes explosifs laissés sur place après la fin des hostilités l’été dernier. Leur présence dans toute la ville rend périlleux le moindre déplacement et encore plus la reconstruction de la bande de Gaza », affirme Guillaume Zerr, chef de mission Handicap International pour les Territoires palestiniens. « Elle paralyse de fait les mouvements de toute une population. Il est primordial de l’informer des risques posés par les restes explosifs de guerre et d’inculquer les bons réflexes qui peuvent sauver la vie aux habitants de Gaza. »

Handicap International a déjà mené près de 700 sessions de prévention auprès de 5 000 adultes et enfants depuis mars 2015. L’association évalue les bâtiments endommagés ou détruits pour déterminer le niveau et le type de risques liés à la présence potentielle d’engins explosifs. Ces audits déclenchent, le cas échéant, l’intervention des équipes de génie civil pour le déblaiement des gravats ou celles de déminage pour neutraliser ces restes explosifs.

Dans les six mois qui ont suivi le conflit, Handicap International en collaboration avec ses partenaires locaux, a également dispensé des séances de rééducation physique, de soutien psychologique et distribué du matériel d’aide à la mobilité (béquilles, chaises roulantes) et des kits d’urgence, comprenant notamment des couvertures et des produits d’hygiène.

Handicap International


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