Di sak na pou di

Histoire de fric

Témoignages.re / 4 février 2013

En France, en 2013, il n’y a encore pas assez de lieux d’hébergement convenables pour accueillir les SDF (150.000) en période hivernale, pas assez de foyers pour les femmes victimes de violence, obligées de quitter le domicile conjugal où elles se font maltraiter. Les prisons sont dans un état lamentable, surchargées en population carcérale, elles ne permettent pas à ceux qui y séjournent de se remettre en question pour se préparer à une réinsertion future au moment de leur libération. Les logements sociaux sont en nombre insuffisant et 3,6 millions de Français vivent dans des conditions indignes ; dans des campings, dans des logements de fortune sans confort sanitaire, sans chauffage... entassés dans des chambres minuscules...

Les planteurs ou particuliers, victimes de catastrophes naturelles et intempéries, attendent trop longtemps les indemnisations qui leur sont dues.

Les minima sociaux ont tendance à ne pas augmenter de façon conséquente et contraignent leurs bénéficiaires à des sacrifices injustifiés....

Et tout ça parce qu’il n’y a pas l’argent nécessaire pour régler ces problèmes qui perdurent depuis des années. Pas assez d’argent soit, mais pourquoi en trouve-t-on si facilement pour les interventions militaires ? Mon propos n’est pas de juger indispensable ou non une opération militaire au Mali, pour l’instant, en Libye en 2011... mais en tant que citoyenne, payant des impôts, j’aimerai comprendre pourquoi l’argent qui fait défaut dans la vie de tous les jours apparaît comme par enchantement pour que 3.500 soldats partent avec armes et bagages en terre étrangère.

On dit que l’argent est le nerf de la guerre, pourquoi ne dit-on jamais que c’est aussi celui d’une vie décente pour chacun d’entre nous ?

Marie-Hélène Berne


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