Di sak na pou di

Histoire du code de la route

Témoignages.re / 16 mai 2011

Les premières réglementations concernant la circulation apparaissent en 1539, lorsque le roi François 1er décide qu’il est désormais interdit de « lutter de vitesse », de doubler et de faire demi-tour dans les rues.
En 1804, Napoléon 1er rend la circulation à droite de la chaussée obligatoire.
Avec l’apparition des premières automobiles, à la fin du XIXe siècle, la circulation en France est tout d’abord soumise à la loi de 1851 concernant « la police du roulage et des messageries ».
En 1893, on compte 1.700 véhicules dans le pays. Le préfet de la Seine, Louis Lépine, crée alors un "certificat de capacité", qui donne le droit de posséder un véhicule à moteur et limite la vitesse à 20 km/h en rase campagne et à 12 km/h en agglomération. Ce certificat est généralisé pour toute la France par une circulaire ministérielle datant du 4 août de la même année.
Le 10 mars 1899, un décret réglemente la circulation des automobilistes et limite la vitesse à 30 km/h en rase campagne et à 20 km/h en agglomération. Il institue également le récépissé de déclaration de mise en circulation (la carte grise) et confirme l’obligation de posséder un certificat de capacité.
Quatre ans après la création des premières autos-écoles, un premier code de la route français est rédigé et adopté le 27 mai 1921. S’inspirant de la réglementation des chemins de fer, il est constitué d’un ensemble de dispositions législatives et réglementaires qui régissent la circulation sur la voie publique par les usagers.
L’année suivante, le "permis de conduire" remplace officiellement le "certificat de capacité".
Depuis 1921, le code de la route a été constamment modifié et adapté en fonction des évolutions technologiques (voitures et routes) et de la prise de conscience des dangers de la vitesse et de la consommation d’alcool ou de stupéfiants.
L’A.F.P. nous apprend aujourd’hui ceci :
« Les grands excès de vitesse :
Un excès de plus de 50 km/h va désormais devenir un délit dès la première infraction ;
Les avertisseurs de radars seront interdits et les panneaux indiquant la présence de radars fixes supprimés ;
Mille nouveaux radars seront déployés d’ici à fin 2012.
L’alcoolémie au volant :
Tout taux d’alcool supérieur à 0,8 g/l sera sanctionné par le retrait de 8 points (contre 6 actuellement).
La vigilance au volant :
Téléphoner en conduisant donnera lieu à une contravention de 4e classe, soit un retrait de trois points du permis (au lieu de deux) ;
En cas d’usage d’un « appareil à écran » autre qu’un GPS : 1.500 euros d’amende et retrait de trois points.
L’usage des deux-roues :
Port d’un gilet rétro-réfléchissant obligatoire ;
Formation obligatoire en cas d’interruption de conduite pendant cinq ans ou plus. »
C’est l’homme qui a créé la voiture, c’est l’homme qui doit maîtriser la voiture. A chaque fois qu’il ne respecte pas les mécanismes de la voiture, de la moto… qu’il a créées, il se tue et tue les autres. C’est irréversible. Sur la route, je vois constamment "les fous du volant". C’est la faute ni à Dieu ni à l’autre, c’est de sa propre faute.
J’ai connu un automobiliste qui aimait changer de voiture tous les ans. La vitesse était son cheval de bataille. Il était fier lorsqu’il arrivait à bloquer le compteur. Un jour, il a fait une perte de roue : il a été gravement blessé. Après six mois d’hospitalisation, il était méconnaissable. Il connu une longue agonie. Il est décédé en laissant femme et enfants sans ressources.
Il est bon de prendre toutes les mesures nécessaires pour limiter les dégâts,… mais le mieux, c’est de démarrer un plan de formation, dès le plus jeune âge, pour faire comprendre à nos jeunes les dangers de la voiture-vitesse, de la conduite sous effet d’alcool et autres.
Nos éducateurs sont-ils capables de relever ce défi ?

Marc Kichenapanaïdou


Kanalreunion.com