Di sak na pou di

Histoires de fric

Témoignages.re / 19 août 2011

A Paris, on vient de fermer les structures d’hébergement d’urgences du SAMU social pour les femmes en grandes difficultés qui vivent dans la rue. Pas de fric. On ferme des classes, on supprime des postes de fonctionnaires, un départ sur deux à la retraite pas remplacé. Pas de fric. On rembourse de moins en moins les médicaments quelle que soit leur efficacité. Pas de fric. Les habitants de la Corne d’Afrique subissent une famine exceptionnelle et sont menacés de mort par milliers. Pas de fric ou pas assez pour leur venir en aide rapidement et efficacement.

Par contre quand les banques après avoir commis de lourdes bévues et ruiné des gens modestes appellent au secours le fric est là et en quantité. Pour faire la guerre en Lybie depuis 6 mois alors que d’après le philosophe stratège Bernard-Henri Lévy tout devait être réglé en quelques semaines
le fric est là et bien là. Pour continuer l’intervention française en Afghanistan et compter de nouveaux soldats morts chaque semaine il y a le budget nécessaire : 1 million d’euros par jour, c’est à dire des sommes qu’on peine à imaginer tant elles sont monstrueuses.

Le gouvernement Sarkozy qui débourse sans compter pour les banques en faillite, pour des opérations militaires discutables demande de plus en plus de sacrifices aux Français, pas à tous bien sûr, mais à ceux qui se débattent déjà dans des difficultés financières insupportables.

Pour eux, les salaires qui stagnent, les diminutions et le fichage des revenus sociaux, l’allongement de la durée du temps de travail... Pas question de toucher à tous les avantages fiscaux dont bénéficient les plus fortunés.
L’injustice sociale érigée en mode de gouvernement, c’est ce que nous subissons malgré les blablas, l’agitation permanente, les sourires crispés et les grandes déclarations de façade de notre actuel président.

Marie-Hélène Berne


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