Di sak na pou di

Hold-up rectoral sur les postes dans les écoles

Témoignages.re / 25 août 2011

13 postes auraient pu servir à des ouvertures de classes supplémentaires dans des écoles où les moyennes explosent et où les élèves s’entassent dans des classes surchargées.
Eh bien, le recteur a décidé qu’il n’en sera rien et que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes » dans les écoles de La Réunion. Exit les ouvertures promises, on rabote encore et encore partout, là où on peut, et même partout où on ne peut plus.

« Il n’y aura pas plus d’élèves par classe que l’année dernière », « si les classes ne correspondent pas à ces critères (24 pour les écoles en grande difficulté, 26 pour les écoles dans la moyenne et 28 pour les écoles en réussite), nous serons amenés à en ouvrir », toutes ces déclarations du recteur faites en mai dernier se sont avérées être du flan et du vent.

Dans tous les cas, cette décision de ne pas procéder à des ouvertures de classes malgré les postes disponibles est un véritable bras d’honneur adressé aux parents d’élèves de plusieurs écoles, qui, préoccupés légitimement par de bonnes conditions de scolarité de leurs marmailles, se lèvent et se mobilisent pour exiger l’ouverture de classes supplémentaires.

Au Rectorat, « on n’entend pas, on n’écoute pas, on ne voit pas ». Le recteur doit rompre avec la théorie des 3 singes, et pour l’y aider, tous les parents d’élèves, toute la communauté éducative doivent monter au créneau et emprunter la voie de la mobilisation comme l’ont fait les parents de l’école Les Caramboles, de La Saline les Hauts, des Avirons, de Bourg Murat, etc.

Dans une île frappée par l’illettrisme, les enfants de nos écoles ont le droit a minima à des conditions normales de scolarité. Monsieur le recteur, on ne combat pas les difficultés scolaires en tassant et en entassant jusqu’à l’asphyxie les marmailles dans les classes.

Il faut savoir que le ministère avait diffusé aux recteurs une douzaine de pistes pour supprimer des postes de 2011 à 2013 tout en instituant pour la première fois une prime au mérite pour ces derniers, en fonction des "résultats obtenus", notamment en matière de rationalisation des moyens.

La prime accordée aux recteurs les plus performants en matière de découpe à la scie circulaire des postes (pouvant aller jusqu’à 22.000 euros annuels) ne doit pas cependant conduire au sacrifice des élèves.

Le recteur est semble-t-il plus à l’aise dans le rôle de père Fouettard aux allocs que dans celui d’octroyer les moyens nécessaires.

La colère monte dans notre Académie. Si le recteur est incapable d’offrir à nos enfants les moyens élémentaires pour bâtir les conditions de la réussite scolaire, nous le disons sans ambages : qu’il s’en aille !!!!!

La CGTR Éduc’action


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