Di sak na pou di

Huguette Bello, l’UFR, le PCR et la parité

Témoignages.re / 21 mars 2012

Personne, à La Réunion, ne peut nier le rôle du PCR dans la lutte pour le droit des Femmes et l’égalité. De même, personne ne nie la contribution qu’a apportée, ces dernières années, Huguette Bello en tant que Présidente de l’UFR.
Mais les questions que l’on peut se poser est que depuis l’époque d’Isnelle Amelin, Alice Pévérelly, Odette Mofy, Laurence Vergès, Aliette Gauvin… qui ont participé à la création ou aux combats de l’UFR, qui a depuis émergé ?
Pourquoi la seule femme qui émerge depuis qu’elle a pris la tête de l’organisation, c’est Huguette Bello ?

Ceux qui participent aux réunions de l’UFR peuvent le constater : l’organisation et le fonctionnement de cette structure sont totalement inféodés à Huguette Bello. En d’autres lieux, on aurait dit que c’est le culte de la personnalité.
Personne ne peut aujourd’hui dire qui sont les numéros 2, 3 ou 4 de l’UFR et quelles sont les autres dirigeantes. Les membres du Conseil municipal de Saint-Paul en savent d’ailleurs quelque chose.

Le plus triste, c’est que Huguette Bello ayant été élue la première femme députée de La Réunion, grâce au PCR, n’a pas profité de cette occasion pour promouvoir d’autres femmes sur la scène politique. Ceux qui ont observé la vie parlementaire des dernières années ont pu constater que quand Gélita Hoarau est devenue sénatrice de La Réunion, jamais elle n’a bénéficié de l’aide de Huguette Bello qui a décidé de travailler en solo.

Le point d’orgue a été les élections sénatoriales où le défaut d’engagement d’Huguette Bello et la défection des Grands électeurs et des Grandes électrices ont empêché Gélita Hoarau de retrouver son siège. Est-ce donc ainsi que l’on sert la parité ?

La promotion de la Femme politique n’est d’ailleurs dans la réalité des soucis d’Huguette Bello. Elle sait faire passer la logique politique avant cette préoccupation. C’est la raison pour laquelle elle n’a jamais soutenu la réélection de Nassimah Dindar à la présidence du Conseil général. Elle sait bien qu’il ne suffit pas d’être une femme pour être légitime.

Finalement, on est bien en peine lorsqu’on examine le parcours d’Huguette Bello, de voir quelle femme politique en dehors d’elle-même elle a promue.

JP. Lauret


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