Di sak na pou di

Il y a 110 ans, la découverte des groupes sanguins

Témoignages.re / 12 février 2011

La découverte des groupes sanguins A, B, AB et O fut un progrès considérable pour la médecine. Né en 1868 en Autriche, Karl Landsteiner étudie la médecine et la biochimie à l’université de Vienne, d’où il sort diplômé en 1891. Après avoir complété sa formation en Suisse, il commence à travailler à l’Institut de pathologie de l’université de la ville. Que nous dit l’agenda 2011 :
« En 1900, il étudie le phénomène de coagulation du sang. On savait
depuis des années que, lorsqu’on mélange des sangs d’animaux différents, les globules rouges s’agglutinent et éclatent. Landsteiner avait constaté qu’une réaction semblable pouvait survenir, mais pas systématiquement, lorsqu’on mélangeait le sang de deux humains différents. C’est ainsi qu’en 1901 il parvient à découvrir les groupes sanguins.
Pourtant, sa découverte ne suscite que peu d’intérêt jusqu’en 1909, date à laquelle il classe les sangs humains en quatre groupes bien connus maintenant sous le nom de groupes sanguins A, B, AB et O, en fonction de leur type de coagulation. Il démontre également que la transfusion sanguine est sans risque chez des personnes possédant un sang du même groupe, puis établit que ces groupes sont génétiquement définis.
Exilé aux États-Unis en 1922, il obtient le prix Nobel de médecine en 1930 pour ses travaux sur les groupes sanguins. En 1940, il découvre avec Wiener le « facteur Rhésus », du nom du singe ayant servi à l’expérimentation. Ses travaux furent d’une importance capitale, puisqu’ils permirent notamment d’expliquer et d’éviter les accidents qui se déroulaient lors des transfusions. Landsteiner meurt en 1943 dans son laboratoire, une pipette à la main… ».

L’homme par définition est un être rempli de bon sens. Sa matière grise est en remue-ménage perpétuel. Il est inventif. C’est comme cela que, de siècle en siècle, le progrès, dans tous les domaines, a évolué. Mais le progrès doit, dans tous les cas, servir l’homme et non le desservir.
Le progrès de la découverte des groupes sanguins fut pour l’homme une progression de l’espérance de vie.

Marc Kichenapanaïdou


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