Di sak na pou di

Il y a plus de deux siècles Volta présente sa pile électrique à l’Institut de France

Témoignages.re / 23 mai 2011

En 1801, Alessandro Volta réfute, dix ans après, les conclusions de Luigi Galvani. Médecin et physicien reconnu et compatriote de Volta, ce dernier soutient l’existence d’une « électricité animale ». Prenant — pour étayer ses dires — des expériences effectuées sur des cuisses de grenouilles, il prétend que le cerveau fait passer l’influx nerveux électrique dans le corps et que celui-ci stocke cette électricité. Selon lui, cette électricité se décharge lorsque nerf et muscle sont reliés l’un à l’autre par un ustensile fait de deux métaux distincts pour que l’électrisation ait lieu.
Ce qui intrigue Volta, alors chercheur inconnu à l’Université de Pavie. Il entreprend à son tour des recherches, qui tendent au contraire à prouver que le corps de la grenouille ne serait qu’un conducteur et que l’électricité proviendrait des métaux. Durant neuf ans, il va travailler à la création d’un circuit électrique fermé. Un empilement de couples de disques de zinc et de cuivre en contact direct et séparés du couple suivant par un morceau de tissu imbibé de saumure. Ce sera un succès. La première pile Volta naît ainsi en 1800.
Un an plus tard, son inventeur la présente à l’Institut de France, en présence de Napoléon 1er. Impressionné, l’empereur accordera à Volta une pension, ainsi que le titre de comte et sénateur de Lombardie.
J’ai enseigné pendant plus de dix-huit ans l’électrotechnique aux élèves de B.E.P (Brevet d’enseignement professionnel). J’aimais bien leur parler de ceux qui ont découvert l’électricité. Cela n’a pas été facile. C’est d’année en année que le progrès s’est fait sentir. La pile est une des plus belles inventions de l’Homme.

 Marc Kichenapanaidou 


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