Di sak na pou di

Il y a un siècle, Marie Curie, prix Nobel de chimie

Témoignages.re / 8 décembre 2011

Le 10 décembre 1911, Marie Curie obtenait le prix Nobel de chimie pour la détermination du poids atomique du radium. « La petite Polonaise » née Maria Sklodowska reste aujourd’hui encore une des grandes figures féminines internationales du siècle dernier.
Marie Curie avait le travail ancré en elle. Lorsque dans sa Varsovie natale, où elle enseigne pour financer les études de médecine de sa sœur, la répression russe lui interdit l’accès à l’université, elle émigre à Paris. Elle s’inscrit en 1891 à la Sorbonne, obtient ses licences de physique et de mathématiques, puis termine première à l’agrégation de physique en 1896, à l’âge de 29 ans.
Mère d’une petite fille l’année suivante, elle plonge néanmoins corps et âme dans la recherche scientifique et est en juin 1903 la première femme à présenter sa thèse à l’Université de Paris. En 1903, elle est couronnée du prix Nobel de physique, en compagnie de son mari Pierre Curie et d’Henri Becquerel pour leurs travaux sur la radioactivité. Un an après sa consécration commune, le couple voit naître sa deuxième fille. Hélas, Pierre meurt en 1906, renversé par un fiacre.
Malgré la douleur de cette mort dans des conditions injustes, Marie se consacre encore plus à la recherche. Avec détermination et courage, face à l’adversité, elle remplace son mari à son poste de professeur à la Faculté des Sciences, devenant ainsi la première femme à y enseigner. Après avoir découvert le polonium et le radium, elle obtient maintes récompenses. Dont, le 10 décembre 1911, le très envié prix Nobel de chimie. Elle reste d’ailleurs la seule, hommes et femmes confondus, à avoir reçu cette prestigieuse récompense, et ce dans deux disciplines différentes.
Mais exposée par les manipulations de produits radioactifs qui minent sa santé, cette femme exceptionnelle, toute dévouée à son travail, meurt en 1934, à l’âge de 67 ans, en France, d’une leucémie.

 Marc Kichenapanaïdou 


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