Di sak na pou di

Jeunes agriculteurs demandent au candidats aux départementales de prendre position

Courrier des lecteurs de Témoignages / 3 mars 2015

Ce sont donc pas moins de 128 binômes candidats qui vont s’affronter lors des prochaines élections départementales de La Réunion.
La compétence numéro 1 de ce nouveau conseil départemental sera l’action sociale, encore plus renforcée qu’aujourd’hui.
Se pose donc la question légitime de l’avenir de l’agriculture, qui, spécificité réunionnaise oblige, est une compétence exclusive du département et non pas de la région.

Donc, si le monde économique, au sens large du terme, a déjà le regard tourné vers les prochaines élections régionales de la fin d’année ; pour les agriculteurs (membre à part entière du corps économique, faut-il le rappeler) c’est maintenant que la partie se joue.
Nous sommes curieux de connaitre le positionnement des candidats sur l’avenir de notre agriculture à 1 mois du scrutin. Pour commencer, tous les candidats vont-ils présenter un projet agricole ? Ou certain considère-t-il que le conseil départemental devra se séparer de l’agriculture qui pèse bien moins, dans les urnes, que l’aide sociale ?

Nous avons des agriculteurs travailleurs dans l’île, des jeunes volontaires pour créent leur activité, et nous devons les aider à concrétiser leur choix de vie.
Comment les candidats vont-ils se positionner demain sur la fin des quotas sucriers d’octobre 2017 ? Et sur la baisse de la recette bagasse qui rend plus compétitive l’utilisation d’énergie fossile polluante importée au détriment de l’énergie verte produite localement ?

Comment va-t-on enfin assurer l’approvisionnement des cantines scolaires en produits locaux ? Quelle mesures aurons-nous le courage de mettre en place pour lutter contre l’importation de denrées que nous sommes capables de produire ici ? et quel accompagnement pour une génération qui s’engagent à nourrir La Réunion de demain ?

Quel regard porterons-nous sur la préservation du foncier pour l’agriculture, face à une convoitise démesurée ?
Finalement quelle place sera réservée à l’humain dans son champ ?
L’agriculteur aura-t-il un autre choix qu’une union forcée avec le conseil départemental où il débuterait sous le statut de travailleur pour glisser doucement vers l’aide sociale, en cas d’échec ?

Nous avons nos propres réponses. Nous attendons les vôtres !
Et nous sommes disponibles pour en discuter avec tout candidat qui le souhaite.

Olivier FONTAINE
Président de Jeunes Agriculteurs Réunion


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