Di sak na pou di

Jusqu’à quand ?

Courrier des lecteurs de Témoignages / 10 mars 2016

Pourquoi « Orange » qui envoie par mail, de façon hebdomadaire à ses clients, des infos locales et autres, ajoute toujours une vidéo dite sexy pour montrer une affriolante créature aux formes voluptueuses en minuscule bikini ? Bien sûr, elle nous regarde lascivement, se frotte suggestivement la poitrine, tire sur sa petite culotte et se roule dans le sable mouillé….

Peut-être que l’opérateur « Orange » croit n’avoir que des clients masculins et se dit évidemment que le meilleur moyen de conserver leur fidélité commerciale est de leur offrir une fille dévêtue qui devrait les faire fantasmer. Et là, on retombe dans les stéréotypes vieux de milliers d’années : que cherchent les hommes sinon une jeune demoiselle peu vêtue et « bandante » ? On en sortira quand de cette image de la femme déshabillée mise à toutes les sauces de la pub pour vendre une voiture, une tondeuse à gazon et là pour agrémenter les infos d’un marchand de téléphonie ?

Alors on pourra toujours parler du 8 mars avec des sanglots dans la voix et continuer en 2016 à faire que rien ne change question égalité, parité et respect. Toujours pas de loi respectant l’égalité des salaires hommes, femmes à travail égal, toujours pas de plan national pour s’attaquer aux faits de violences avec une éducation auprès des enfants dès la maternelle, toujours le manque de structures d’accueil pour mères et enfants, toujours peu de suivi et de soins auprès des hommes violents…

Veut-on battre des records d’assassinats ? Encore un, commis le 8 mars au Tampon dans des circonstances horribles. Quand aurons-nous une ministre des droits aux femmes à part entière, des députées impliquées pour que notre société devienne respectueuse de l’être humain féminin en tant que personne et pas seulement en objet sexuel que Monsieur son mari ou concubin considère comme sa chose sur laquelle il a droit de vie ou de mort ?

Marylène Berne


Kanalreunion.com