Di sak na pou di

Kwassa kwassa

Courrier des lecteurs de Témoignages / 8 juin 2017

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Photo Marine Nationale.

Le propos d’Emmanuel Macron ironisant sur les kwassa kwassa est affligeant. Ce mot renvoie pour nous tous, citoyens du Monde et de l’Océan Indien à ce tombeau de l’Océan et de l’Océan indien ou périrent des milliers de migrants, ici et partout dans le Monde ; de ces boat people qui cherchaient en France et en Europe, la santé l’éducation, la sécurité.

C’est un mot sacré, lié à ce sacrifice né des aberrations génocidaires de notre histoire, avec lequel on ne saurait plaisanter.

Issa Asgarally notre ami, le critique mauricien, a écrit à ce sujet un beau commentaire sur sa page, énonçant que le philosophe Paul Ricœur, un grand humaniste chrétien, auquel aime se référer Emmanuel Macron, allait se retourner dans sa tombe. Il conseille aussi de remettre au Président par l’intermédiaire de sa ministre de la culture Elisabeth Nyssen, le beau roman de Natacha Appanah « Tropique de la violence » ou résonne la mémoire des kwassa Kwassa

Erreur ? Ou certains, auraient-ils soufflé au Président ce mot abominable, mais qui réjouit aussi à Mayotte et à La Réunion, l’électeur raciste... La question demeure ouverte.

Une Erreur monstrueuse du pouvoir politique français dont les mentalités énarquiennes demeurent colonialistes, aura été l’annexion de Mayotte, à la demande de la clique royaliste (P Pujo) et fasciste du boulevard des crabes de Dzaoudzi et de l’avidité électorale et des réseaux sud-africains de l’Apartheid. L’archipel des Comores aurait dû garder son unité avec un autre soutien de la France et de l’Europe : les kwassa kwassa n’auraient jamais pris la mer…

Jean François Reverzy


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