Di sak na pou di

L’ARAST Réunion, un labyrinthe ?

Témoignages.re / 24 décembre 2011

Depuis qu’il en est question, les victimes et les contribuables ne voient pas encore le bout du tunnel... Tout semble s’embourber !

Serait-il osé ou déplacé de se demander si nous sommes vraiment entrés dans l’ère de "la raison triomphante" ? Car enfin, tout travail mérite salaire ! Y a-t-il eu, oui ou non, accord des parties ?

Situation devenue kafkaïenne ? Pourquoi ? Comment ? Il ne me viendrait pas à l’idée d’affirmer que tout semble orienter vers des questions sur la validité des voies contractuelles !

Serait-il alors devenu nécessaire, vraiment, pour les "employeurs", de digérer tout le Code du travail, tout le Code civil, tout le Code pénal, tout le code des assurances, tout le code des collectivités, voire, toutes les décisions de jurisprudence et que sais-je encore ? Ce serait impossible et pure querelle ! Et sans doute davantage...
Est-ce qu’un seul code n’y suffisait plus ? Lequel ?
Mais tout simplement celui de la morale républicaine élémentaire ! À propos, y en a-t-il un ?

Tout le monde s’accorde à dire et à répéter que les travailleurs ont des droits, qu’en respectant leurs droits on respecte en même temps leur dignité. Cet état de fait repose quelque part sur des accords, tacites ou non, consacrant la loi des parties.

À La Réunion, la population dans sa grande majorité est croyante. C’est son droit de penser à une justice immanente (par/hors résignation) ; mais en attendant, ici, sur terre, "en France", sous l’empire du triptyque républicain laïque, ne serait-il pas judicieux et opportun de se dire que "Les droits des travailleurs, comme tous les autres droits, se basent sur la nature de la personne humaine et sur sa dignité transcendante". L’être humain au centre de tout, sur cette terre...! Car, la justice naturelle ne serait-elle pas antérieure et supérieure à la liberté du contrat ? Où donc se trouvent les sources de la conscience humaine en chacun de nous ?

En conséquence, en l’espèce, qu’est-ce qui empêcherait de trouver la solution adéquate, d’être "grand seigneur" ? L’État ne peut-il établir des limites à l’autonomie des parties pour défendre les plus faibles dans les exigences réelles de la société ?

Au final, dans une ambiance de nativité gratuite et par une meilleure gouvernance de la parole donnée à retrouver (ou des contrats formalisés), les personnes âgées, les aveugles, les sourds, les muets, les boiteux, les unijambistes, les grabataires, les vrais pauvres, les victimes d’injustices sociales imméritées, etc. attendent peut-être la protection efficace des forces de la République via nos représentants à qui nous avons donné mandat.

Dans nos conditions actuelles de vie — quelle ironie du sort — quand ne sera-t-il plus indécent de souhaiter aux victimes, d’où qu’elles viennent : Joyeux Noël ! — ET APRÈS ?...

Joseph Mondon,
Les Avirons


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