Di sak na pou di

L’ARAST Réunion, un mirage ?

Témoignages.re / 2 février 2010

Depuis qu’il en est question, les citoyens et les contribuables ne voient pas encore le bout du tunnel. Tout semble s’embourber !
Serait-il osé ou déplacé de se demander si nous sommes encore “en pays de droit” et, en conséquence, si notre départementalisation (Outre-mer) n’était pas, ici ou là, en déficit d’un droit simple, lisible, à la portée de tous… ?

Ainsi, pratiquant moi-même depuis au moins trente ans une tutelle familiale revêtant la forme de l’administration légale sous contrôle judiciaire, pourquoi suis-je dans l’obligation de présenter chaque année un compte-rendu de gestion au tribunal compétent ?
Même si la charge tutélaire reste ici gratuite, le tuteur n’a pas le droit de confondre les patrimoines, mais encore ses comptes doivent être accompagnés de justificatifs et ne doivent jamais se trouver en déficit.

En ce domaine donc, la loi, dans sa sagesse, a confié une mission de vérification du compte-rendu annuel de gestion au greffier en chef, et, dans le prolongement, la vigilance du juge des tutelles vous aide également à ne pas commettre d’erreurs ou de fautes tant au civil qu’au pénal !

Pourquoi donc n’en serait-il pas de même, analogiquement bien sûr, s’agissant, de surcroît, de sommes provenant de la contribution générale ?

La question qui en découle pourrait être : Comment trouver une bonne gouvernance répondant aux normes françaises actuelles pour la gestion de pareils fonds publics ?

La réponse revient à nos élus, à nos administratifs, à nos législateurs, car gérer reste une activité sérieuse : « On ne gère bien que ce que l’on mesure », dit-on souvent !
Le gestionnaire qui se respecte, en effet, se doit ainsi de « gérer en bon père de famille » ; même si cette formulation est devenue plus ou moins élastique de nos jours.

Voyez-vous, Paris est toujours loin, fort occupé ; se fiant sans doute au principe de subsidiarité et à l’autodiscipline. Notre provincialisme n’est pas de nature à retenir habituellement son attention, sauf si…
En l’espèce, qui voudrait faire comme le sinistre imbécile qui, en envoyant Lavoisier à l’échafaud, a déclaré solennellement que « la République n’a pas besoin de savants… » ?

Au final, en attendant, faute de savants ad hoc jusqu’ici, je cède à la tentation de livrer aux décideurs associés la vérité ci-après, si bien connue d’ailleurs de nos représentants, à moins que je ne m’abuse. Voici :
« … La parole donnée aux électeurs est au cœur de la confiance démocratique, la confiance démocratique est au cœur de la confiance morale, la confiance morale est au cœur de la confiance nationale, la confiance nationale est au cœur de la relance économique et sociale ».
Les personnes âgées, les aveugles, les sourds, les boiteux, les unijambistes, les grabataires, les pauvres (les vrais), etc… attendent la protection efficace des forces de la République pour que vive l’ARAST Réunion. C’est tout. On est honnête avec soi-même ou on ne l’est pas !

Joseph Mondon
(Les Avirons)


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