Di sak na pou di

L’Evangile n’est pas fataliste…

Courrier des lecteurs de Témoignages / 29 septembre 2016

Souvent on entend dire : ’Bon Dieu l’a voulu’. Comme si c’était écrit d’avance. Et que personne ne pouvait modifier ce qui a été prévu pour lui. Heureusement que nombreux sont ceux qui font tout pour qu’il n’en soit pas ainsi. Ils se battent, ils osent, ils entreprennent. L’Évangile encourage dans ce sens. A celui qui serait tenté de rester assis, il est dit : ’Lève-toi, prends ta vie en mains’. Chacun est responsable de sa vie. Elle n’est pas encore écrite. Elle est à écrire.

Aussi, on peut s’étonner que la revue du Diocèse, parlant de l’évêque, puisse écrire : ’ le moment était préparé de toute éternité… tout était écrit, tout s’est déroulé comme prévu, et il en sera ainsi jusqu’à la fin’ (Église à la Réunion, mai 2016).

Quarante ans, chiffre plus que symbolique. Le peuple Hébreux, fuyant l’esclavage, passa quarante ans dans le désert. La Bible raconte que ça n’a pas été toujours facile. Sans parler des dangers. La tentation de se détourner de Celui qui avait permis la sortie d’Egypte. On se fabrique un ‘veau d’or’ ‒ l’or a toujours tenté les hommes.

Jésus aussi passa par le désert, quarante jours. Peut-être qu’il voulait montrer que personne n’y échappe. Dans le chapitre sept du livre de la Sagesse (la Bible), le roi Salomon lui-même le reconnaît : ’Je suis moi aussi un homme mortel, égal à tous… mon premier cri fut des pleurs’. Ainsi va le monde. L’Eglise avec. L’Eglise n’est pas ‘hors sol’. Personne ne peut recevoir que des louanges pour une période aussi longue de sa vie, quarante ans…

Si on est prédestiné, c’est à vivre d’amour. Amour qui construit et enchante le monde. Il me semble que l’Evangile ; qu’on dit ‘Bonne Nouvelle’, ne peut pas nous enseigner autre chose.


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