Di sak na pou di

L’Infamie

Témoignages.re / 27 septembre 2011

C’est le seul terme qui convient aux allégations odieuses exprimées par le Ministre de l’Intérieur stigmatisant la communauté comorienne de Marseille.
Avant-hier, les boucs émissaires se nommaient « jeunes Arabes des banlieues » ou encore « gens du voyage », hier « Roms », aujourd’hui « Comoriens », et demain ? Mais où va-t-il s’arrêter dans cette dénonciation insupportable et xénophobe.

L’importante communauté comorienne de Marseille est présente dans cette ville depuis plus de trente ans, pour la très grande majorité, elle est composée de citoyens français. Le plus souvent pauvres, ils constituent une main d’œuvre surexploitée, très souvent regroupée dans les quartiers périphériques et ils sont, eux aussi, victimes d’actes xénophobes. Rappelons l’assassinat du petit Ibrahim Ali par des colleurs d’affiches du Front national.

Il est évident que de tels propos racistes et xénophobes sont indignes de la République et relèvent des poursuites pénales au nom de la loi commune.
La Ligue des droits de l’Homme à La Réunion tient à manifester son soutien sans réserves aux Marseillais Comoriens et à toutes les victimes de racisme.

Pour la LDH Réunion,

Isnelle Gouljar, Présidente


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