Di sak na pou di

La culture au secours de l’économie

Témoignages.re / 12 avril 2010

Au projet de la MCUR, on entend souvent opposer l’objection suivante : alors que l’économie de La Réunion, structurellement fragile, est de surcroît conjoncturellement frappée par la crise, est-il opportun d’en distraire plusieurs dizaines de millions d’euros et de les consacrer à un projet culturel ?
L’œuvre d’art comporte bien évidemment une part de gratuité, mais n’est-elle pour autant que gratuite ? Nous avons affirmé le principe que l’interpénétration des différentes dimensions de l’activité humaine ; il a pour corollaire ceci que l’économie n’est pas plus étrangère à la culture que la culture à l’économie.
Vérifions ce point et transportons-nous dans deux régions, bien avant la crise, sinistrées : le Nord et la Lorraine. Voilà des territoires qui, en quelques décennies, ont tout perdu, leurs mines de charbon et de fer, leurs industries métallurgiques et textiles. Pour s’en sortir économiquement, que font-elles ? Dans un même réflexe, appeler à la rescousse la culture. C’est à deux gros projets muséographiques, d’un poids analogue à celui de la MCUR, que l’on attribue le rôle de locomotives du développement économique : dans le Nord, le projet Louvre-Lens ; en Lorraine, le projet Centre Pompidou-Metz.

Voilà donc deux projets dont la fourchette budgétaire se situe entre 75 et 150 millions d’euros, c’est-à-dire celle dans laquelle s’inscrit la MCUR. Émanant de deux régions qui connaissent de graves difficultés, ils administrent bien la preuve que la culture n’est pas la concurrente, mais l’alliée de l’économie. Cela est vrai dans le Nord, cela est vrai en Lorraine, cela est vrai partout.
À côté de nous, l’île Maurice investit des budgets importants dans des projets muséographiques : elle a parfaitement compris que l’offre naturelle — les plages —, ce n’était plus suffisant aujourd’hui, qu’il fallait la compléter par une offre culturelle. La France est la première fréquentation touristique du monde : à quoi le doit-elle sinon à sa culture ? La Grèce est au 36ème dessous économique et son État quasiment en faillite : où en serait-elle aujourd’hui sans le Parthénon ?
La Réunion ne peut pas être en reste. Le tourisme est devenu un atout économique de premier ordre pour notre île. Si elle veut en recevoir la manne, elle ne peut pas en ignorer les lois. À l’instar donc du Centre Pompidou-Metz ou du Louvre-Lens, la MCUR se veut tout à la fois un instrument de politique culturelle, économique et de cohésion sociale à La Réunion.

Emmanuel Miguet


Le choix de Lens : un défi

Six villes du Nord de la France s’étaient déclarées candidates. Et c’est le site de Lens, au cœur de l’ancien bassin minier du Nord-Pas de Calais, qui a finalement été retenu. Le Louvre-Lens s’implante au sein de la région la plus jeune de France et de l’une des régions les plus dynamiques dans le domaine culturel.
Le choix de Lens est considéré comme une opportunité exceptionnelle : celle de redéfinir un territoire fortement marqué par la crise industrielle et sociale où l’arrivée du Louvre constituera, outre un pôle culturel pour l’ensemble de la région, un facteur de développement urbain et économique ainsi que de cohésion sociale.

Coûts et financements

Budget d’investissement : 150 millions d’euros.
Financement de l’investissement : Région Nord–Pas de Calais : 60% ; Union européenne : 20% ; Département du Pas-de-Calais : 10% ; Communauté d’agglomérations Lens-Liévin et Ville de Lens : 10%.
Budget de fonctionnement : estimé 15 millions d’euros.
Nombre d’agents : entre 120 et 150.

(Source : www.louvrelens.fr/fr/)


Le Centre Pompidou de Metz

Quel est l’intérêt de ce projet pour Metz ?
— Un tel projet représente également une formidable opportunité de développement pour Metz et sa région, avec un effet d’entraînement incontestable.
Car l’offre culturelle est devenue un facteur incontournable de développement et d’attractivité pour un territoire : une chance pour le développement du tourisme français et étranger, un générateur de retombées économiques pour Metz et sa région.

Qui finance le projet et quel en sera le budget ?
— Le budget total de l’opération est fixé à 60,7 millions d’euros hors taxes, valeur 2007. Il comprend 45 millions d’euros pour les travaux de construction du bâtiment et 15,7 millions d’euros pour les honoraires, le mobilier, les aménagements intérieurs et extérieurs et les frais divers.
La Communauté d’agglomérations de Metz Métropole, compétente en matière de grands équipements culturels, est le maître d’ouvrage du Centre Pompidou-Metz qu’elle finance majoritairement — à hauteur de 34 millions d’euros. Les autres financements proviennent de l’État : 4 millions d’euros, de l’Union européenne (FEDER) : 2 millions d’euros, du Conseil régional de Lorraine : 10 millions d’euros, du Conseil général de la Moselle : 10 millions d’euros et de la Ville de Metz : 0,7 millions d’euros.

(Source : www.centrepompidou-metz.fr/site/)


Combiné Nouméa-Sydney

Jour 2 (Nouméa) : journée entièrement consacrée à la découverte de Nouméa. Grâce au Pass Culture & Nature, vous aurez accès, avec votre location de voiture à la journée, à la visite de sites tels que : l’Aquarium des lagons de Nouvelle-Calédonie, le Centre Culturel Tjibaou, le musée de l’histoire maritime, le musée de Nouvelle-Calédonie, le musée de la ville de Nouméa ainsi que le Parc zoologique et forestier. Repas libres puis nuit à l’hôtel.
Nous avons aimé Le Pass “Culture & Nature” à Nouméa vous permettant de découvrir en toute liberté les richesses culturelles et naturelles de Nouméa ainsi que de bénéficier d’une journée de location de voiture.

(Source : http://www.bourbonvoyages.fr/appli.htm?onglet=&page=-1)


Kanalreunion.com