Di sak na pou di

La femme, sur un piédestal…

Témoignages.re / 3 juin 2015

Cela ne se fait pas… Mais pour cette fois, j’ai envie de le faire, quitte à m’exposer à quelques lignes d’un Jules Bénard qui pourrait ne pas apprécier qu’on parle de lui alors qu’il n’a rien demandé en retour.

Je veux ici parler du dernier courrier de lecteur signé Jules Bénard, courrier consacré dimanche dernier à toutes les femmes. Dans son style toujours « rentre dedans », l’ami Jules nous invite à ne jamais passer à côté de l’essentiel lorsque nous évoquons celle qui a été ou qui est toujours notre mère, notre épouse, notre compagne, notre voisine. « On me dit que j’ai souvent tendance à mettre les femmes sur un piédestal », écrit-il. « Je reconnais. Mais comment faire autrement ?… Si j’admire LA femme, c’est chaque jour pour ses milles qualités. Existe-t-il un féminin au mot dévouement ? Oui, et même plusieurs : patience, obstination, acharnement, passion, compréhension, que l’on rencontre dans chacun de leurs gestes quotidiens… ».

C’est d’une grande beauté. Chacune des lignes d’un texte qui en compte pourtant plus de cent est un hommage comme on aimerait lire plus souvent à LA femme. Je n’en dirais pas plus, sinon pour inviter mes compatriotes à retrouver ce texte en consultant leur site habituel.

Merci Jules pour cet instant de plaisir et d‘émotion, avec tes mots toujours bien ajustés et qui marquent ceux qui, comme moi et comme d’autres sans doute, espèrent que notre société saura vite remonter le mauvais courant dans lequel elle est en train de s’enfoncer pour retrouver les valeurs qui fédèrent.

Comment ne citerais-je pas ici une grande dame de quelques années mon ainée et que j’ai eu le plaisir de côtoyer il y plusieurs dizaines d’années lorsque, aux côtés de son époux enseignant lui aussi, elle participait avec l’élu local que j’étais alors à la mise en place d’actions qui ont marqué notre cité portoise ?

La politique innovante de notre OMS du Port, ces dizaines de sorties avec les élèves des écoles pour que, avec les services communaux, chacun plante son arbre dans notre commune Plaine des Galets, l’initiation des plus jeunes aux tâches civiques les jours d’élection, voilà, parmi d’autres, des démarches qu’elle entreprit elle aussi, dans une remarquable discrétion, alors que personne chez elle n’était élu municipal.
Ce mardi, nous en parlions au téléphone. Nous n’avons pas manqué de souligner l’état d’esprit qui animait alors les responsables de la ville. Merci à toi, Marie, pour ce témoignage qui me va droit au cœur et qui est tout à l’honneur d’un grand réunionnais dont tu m’as dit combien tu avais alors apprécié la confiance qu’il savait avoir en l’autre.

Raymond Lauret


Kanalreunion.com