Di sak na pou di

La méthode sûre et certaine pour se faire remarquer en politique

Courrier des lecteurs de Témoignages / 4 février 2016

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Julie Pontalba lors d’une conférence de presse (ici à côté de Fabrice Hoarau).

Aux élections législatives de 2012, j’étais la suppléante de Fabrice Hoarau. Nous étions les jeunes candidats du PCR pour la fameuse 7e circonscription. Pour la déclaration officielle de notre candidature, des militants ainsi que toute la presse locale étaient invités. Le début de séance était fixé à 10h mais à 11h aucune autre presse que Témoignages et le Quotidien ne s’était déplacée. Chacun a alors fait jouer ses contacts ; même Claude Haorau, à l’époque, maire d’une commune de la circonscription avait pris son téléphone, mais, rien à l’autre bout. La centaine de militants présents depuis plus d’une heure déjà, commençaient à s’impatienter. Au final, nous avons dû faire avec (ou plutôt sans).

Pourtant, peu de temps avant cet épisode, la campagne de lancement d’un de nos adversaires avait été largement diffusée sur les chaînes télévisées. Nous avions donc bien compris que l’absence de ces médias n’était pas accidentelle. Ce fut même une évidence durant toute la campagne.

Et puis, dernièrement, quelle ne fut pas ma surprise de voir Fabrice Hoarau en gros plan au JT de midi, puis à nouveau le soir ! Que s’était-il donc passé de particulier en 3 ans ? Quelle importance avait-il acquis entre temps ? Aucune à ma connaissance. Un seul fait avait changé : désormais, il attaquait les membres et dirigeants du PCR, les accusant gratuitement, sous le prétexte de servir une certaine “gauche”. Il n’a suffi que de ça pour que tout d’un coup s’ouvrent à lui les portes jusque-là blindées. Avant lui, Huguette Bello avait adopté la même attitude : prétendre défendre l’idée d’une certaine gauche, prétendre même être du PCR et taper sans relâche sur les membres et la direction du PCR. Faut avouer que ça a bien marché pour elle ; par contre, elle a perdu les Municipales, les Départementales et les Régionales…

Alors, camarades, si vous mourez d’envie de vous faire enfin remarquer et être sous les feux de la rampe, vous tenez là une recette parfaite, testée et approuvée : casser du PCR ! Vous ne risquerez jamais une intoxication (médiatique) mais vous aurez l’assurance du déclin électoral.

Julie Pontalba


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