Di sak na pou di

La pauvreté : culture héréditaire ?

Témoignages.re / 12 avril 2011

Selon O. Lewis, la pauvreté a sa structure et ses justifications propres et pour B. Brabant, il n’y a pas un modèle de définition de la pauvreté mais des formes de pauvreté.
De tout siècle, les pauvres se sont adaptés, leur nombre a augmenté. Mais quel est le remède contre son évolution ?
L’année 2010 a été décrétée par l’Europe l’année de la lutte contre la pauvreté. Que constatons-nous à La Réunion, un tableau de bord de la pauvreté qui s’affiche de plus en plus rouge.
70% de personnes ne vivent qu’avec les prestations sociales (payées en retard de plus de deux mois des fois). 49% vivent en dessous du seuil de la pauvreté. 30% de travailleurs sont pauvres. Un nombre de personnes en situation de surendettement croissant…
Les prix n’arrêtent pas d’augmenter (les énergies, les produits de consommation, les services…)
Tout cela dans un environnement de chômage pesant, de précarité croissante, d’activités économiques perturbées et en difficultés, du bâtiment en crise, de construction de logement en baisse, d’éducation en perdition…
Avec ce mal-être profond, la faiblesse physique et morale aggrave les conséquences.
Si la lutte contre la pauvreté donne ces résultats-là, qu’en sera-t-il lorsque plus personne ne luttera contre la pauvreté ?
Pour ceux qui traversent cette atmosphère de génération en génération, il est grand temps d’être acteur du changement, changez autrement…
Une des armes de lutte durable contre le fléau de la pauvreté et de la précarité, est le travail.

Hugues Marie-Louise
Bras-Panon Initiative


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