Di sak na pou di

La représentativité et l’intégrité de la CGTR

Témoignages.re / 13 août 2014

A partir d’une décision judiciaire, un article paru dans un journal sème la confusion sur la représentativité (et l’intégrité) de la CGTR avant la loi d’aout 2008. Il donne à penser que la CGTR aurait trompé tout le monde en arguant « frauduleusement » du bénéfice qu’elle a de la présomption de représentativité de la CGT. La CGTR tient à apporter les éléments suivants :

- comme toute les CGT Outre Mer, la CGTR a toujours revendiqué son autonomie pleine et entière par rapport à la CGT (et donc son R).
C’est lors du 7è congrès de l’UD CGT des 1er, 2 et 3 juin 1968 qu’elle s’est érigée en CGTR. Dans la foulée, un accord de toutes les parties était conclu le 10 novembre 1969 lors du 37è congrès de la CGT.
C’est situation vieille de plus de 40 ans est connue de tous (pouvoirs publics, organisations patronales et syndicales).

- cet accord s’est décliné par un protocole de coopération entre la CGT et la CGTR qui dans son article 2 stipule « Il est expressément convenu qu’à cet échelle (territoire réunionnais), la CGTR assume face aux pouvoirs publics, aux entreprises publiques et privées, aux représentants du patronat ou organismes économiques et sociaux, les mandats impartis à la CGT dans le cadre de sa représentativité nationale ».

Ainsi, la CGTR n’a entretenu aucune confusion sur ses liens avec la CGT (bien au contraire, elle les assume fortement) visant soit disant à désigner frauduleusement ses délégués syndicaux.
La loi de 2008 constitue une étape nouvelle de la représentativité à laquelle il convient de se préparer. Ce qui se fait dans la sérénité et responsabilité avec les CGT de France et d’outre mer. La CGTR formera un pourvoi en cassation de la décision dudit tribunal.

Le secrétaire général de la CGTR, Ivan Hoareau
Le secrétaire général de la FD BTP CGTR, Jacky Balmine