Di sak na pou di

La solidarité (suite)

Témoignages.re / 22 février 2013

Dans son courrier sur la solidarité (“Quotidien” du 6 janvier 2013), Monsieur Vetyv commet deux erreurs d’analyse. Pas plus que l’animal, l’homme n’est fait pour souffrir. Et s’il est vrai qu’une aventure commune douloureuse peut permettre le rapprochement de deux êtres, cela devrait être l’exception. Dans le monde vivant dont nous faisons partie règnent l’instinct de survie et l’équilibre. La solidarité n’intervient qu’en dernier recours. La priorité n’est pas une solidarité victimisante, mais la formation de l’être à l’autonomie et la promotion de cette liberté de se mesurer aux agressions de la vie qui permet au jeune humain de se construire. Le nombre de jeunes mal construits explose aujourd’hui et la solidarité qui devrait permettre de secourir ces êtres affaiblis sera vite débordée. La crise économique et les dettes colossales d’un certain nombre de pays ne sont qu’un signe avant-coureur de cette catastrophe humanitaire. L’humanité a voulu jouer à l’apprenti sorcier en infantilisant 90% de ses membres, elle est en train de tout perdre.

François Maugis

St-Denis de La Réunion


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