Di sak na pou di

Le général de Gaulle en 2010

Témoignages.re / 3 septembre 2010

Il y eut, dans l’Antiquité trois grands capitaines, à savoir Alexandre, Hannibal et César. C’est ce que nous avons appris sur les bancs de l’école. Merci, dès ici, aux historiens et aux journalistes à qui nous devons de ne pas trop oublier dans la marche de l’humanité.
Par ailleurs, il nous arrive d’entendre argumenter, chacun à sa manière, qu’il est plus facile de briser un atome que de faire évoluer les gens... Voire !
Quoi qu’il en soit, ainsi va la vie. Point trop d’impatience ! Point trop d’avidité, car la maxime affirme que tout vient à point à qui sait attendre.
Vouloir devancer ce moment, répètent les sages, ce serait, « manger votre blé en herbe ou votre raisin en verjus ».
En effet, ne faut-il pas « laisser le temps au temps » ?
Sans doute, mais aussi dans la mesure où le temps perdu resterait rattrapable...!
Passons... et revenons à l’histoire ! Que disait-elle en France et dans les colonies ?
Lisons (1) : « 30janvier 1944 - Lors de la conférence de Brazzaville (au Congo français) le général de Gaulle évoque en ces termes l’évolution de l’Empire :
“Mais en Afrique française, comme dans tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau, il n’y aurait aucun progrès si les hommes, sur leur terre natale, n’en profitaient pas moralement et matériellement, s’ils ne pouvaient s’élever peu à peu jusqu’au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires. C’est le devoir de la France de faire en sorte qu’il en soit ainsi”.
En résumé, ne trouvez-vous pas qu’il y avait là, 66 ans durant, matière à plus sereines réflexions politiques face aux réalités toujours têtues ?
En conséquence, chez nous, “le lien définitif " entre la France et son “empire” ne peut encore être mis sous le boisseau !
C’est, à n’en pas douter, ce qu’a très bien souligné Patrick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer, qui a œuvré en ce sens lors des états généraux et du conseil interministériel de l’outre-mer de 2009.
Tout compte fait, puissent, désormais, nos élites confondues trouver une grande convergence : celle qui s’inscrira au fronton de l’avenir...

Joseph Mondon
Les Avirons

(1) “Chronologie de La Réunion - De la départementalisation à la loi d’orientation” - par Edmond Maestri/Danielle Nomdedeu-Maestri - CRESOI - Novembre 2001. Page 11.


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