Di sak na pou di

Le harcèlement sexuel à la trappe

Témoignages.re / 16 mai 2012

La loi sur le harcèlement sexuel est passée à la trappe juste à la veille des élections législatives. Pour protéger qui ? A chacun de deviner. De toute façon, les femmes sont et seront toujours les victimes de tous les mâles en rut que ce soit au travail, dans la famille, dans la rue et partout dans tous les pays du monde. Depuis longtemps, la sexualité est tellement banalisée que le mot amour ne veut plus rien dire.
Aujourd’hui, on baise, on ne fait plus l’amour, on viole et on ne se pose pas de questions sur ce que l’autre peut vivre et ressentir par cet acte barbare. Depuis toujours, les viols sur les femmes et les enfants sont des phénomènes normaux pour certains représentants de la gent masculine. Or, que disent toutes les religions : le corps est le temple de l’âme. Violer, prendre le corps de quelqu’un avec force et sans son consentement, c’est détruire un corps et une âme. Hélas, tout le temps qu’il y aura une majorité d’hommes en politique, les lois pour protéger les femmes et les enfants n’auront pas leur place.
Voilà des décennies de combats féminins relégués au rang de l’oubli et du néant. Cependant, une société dans laquelle les femmes et les enfants ne sont pas respectés, tôt ou tard, disparaît. Un pays dans lequel il n’y a pas de respect et pas d’amour pour les femmes et les enfants devient un désert comme le désert qui règne dans le cœur des hommes qui se croient au-dessus de tout et parfois même au-dessus des dieux. Enfin, sans Amour, toute vie disparaît.
Aussi, nous demandons instamment aux futurs députés de voter au plus vite une autre loi sur le harcèlement sexuel qui soit plus clairement définie dans tous ses aspects que celle qui vient d’être abolie, pour le respect et la dignité des femmes et des enfants. Et que les crimes sexuels, les viols sur les femmes et les enfants, de même que le choix du sexe de l’enfant avant sa naissance qui privilégie les bébés de sexe masculin soient déclarés crimes contre l’humanité. Car c’est l’avenir de celle-ci qui est en jeu.

Gabrielle Marie


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