Di sak na pou di

Le mal, les maux, question de mots et… de foi

Témoignages.re / 20 juin 2011

Je disais que le mal ne vient pas de Dieu, mais de l’Homme. Un anonyme Thérésien me contredit et accuse Dieu de tous les maux.

Je n’ai pas honte de ma foi. Et ma foi, celle d’un chrétien, me dicte ma pensée, que je fais partager à mes contemporains sous la forme de mes écrits, comme celui que notre lecteur incrimine. Libre à chacun d’avoir sa propre foi, pas forcément identique à la mienne, ou de n’en avoir pas du tout. Je m’abstiendrai toujours d’épiloguer sur ce point. Il n’empêche que la lecture de l’écrit de notre contradicteur, toujours avec les yeux de ma foi, me fait dire que ce dernier se fourvoie quand il accuse Dieu des maux commis par l’homme. Et que, par ses mots, il en vient même à nier l’existence de Dieu, notre créateur, le créateur de toutes choses.

Toujours sans intention de polémiquer, je me contenterai de renvoyer notre contradicteur au dernier livre publié par Monseigneur Gilbert Aubry, “Lumière sur Rivière Noire”, aux pages 35 et 36, en une petite trentaine de lignes, l’évêque de Saint-Denis fait la lumière sur la question :
« … Respire donc en prenant conscience de ton souffle. Il n’est pas que physique. Il est aussi spirituel. Depuis ta première mort à ton état de fœtus sortant du sein maternel pour naître à la vie extra-utérine, tu t’achemines vers ton autre mort du grand passage afin de renaître à ta vie de pleine lumière dans le ciel de l’Amour. Qui que tu sois et même si tu ne crois pas en “Dieu”, tu constates que la Vie est une et qu’elle s’exprime sous diverses formes de vie dont ta vie. Le passeur t’accompagne depuis le surgissement de ton existence d’une étreinte d’amour ou d’un drame traumatisant, mais pour que ta vie devienne réellement la tienne. Ton être existe dans le “Je Suis” l’Etre de tous les êtres. Toi aussi tu es vraiment sujet d’Esprit. Dès le ventre de ta mère, tu as commencé à vivre parce que sa vie respirait le souffle de la vie dans la respiration aérienne de la Terre s’élevant du mouvement des océans mêlé à la danse des feuillages dans nos forêts. L’air n’est pas l’Esprit, mais il en est la vivante expression qui nous met déjà en communion avec la Source de la vie. Toute la planète Terre est baptisée dans l’eau des origines qui, sous le souffle de l’Esprit, a donné naissance à l’atmosphère. La biodiversité des espèces a préparé l’admirable biodiversité humaine qui, avec l’arc en ciel des cultures, vient palpiter en toi. Quand tu respires, tu respires la respiration de la Terre dans le souffle du dialogue d’amour de La Lumière avec La Lumière née de La Lumière. Si la Terre ne respire pas, tu es mort. Si le souffle d’Amour de La Lumière ne renouvelle pas le souffle de la respiration de la Terre, elle est morte. Il n’y a plus de vie sur notre planète... ».
Pour le paraphraser, je dirais à Thérésien : « Respire un grand coup ! » et… « en prenant conscience de ton souffle »…

Marc Kichenapanaïdou



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