Di sak na pou di

Le mensonge de la réforme 2010 des retraites

Témoignages.re / 19 novembre 2010

Le mensonge du Président Sarkozy sur la réforme des retraites qui est passée le mercredi 8 septembre 2010. Son objectif était de supprimer la retraite à 60 ans et faire passer une réforme à 62 ans pour le départ en retraite et 67 ans pour une retraite pleine avec une cotisation à 40 annuités et qui va passer à 41 annuités tout de suite en évoquant comme arguments la crise et le déficit de la Caisse des retraites, en trompant les Français ainsi que les DOM-TOM.
Or, cette réforme n’apporte aucune garantie sur la Caisse des retraites, sinon faire payer les travailleurs du privé qui relèvent du régime général de la CGSS. Le financement de cette réforme sur le long terme n’est pas réglé. Le Premier ministre François Fillon est chargé de cette réforme comme en 2004 sous le gouvernement Raffarin pour une soi-disant égalité de 40 ans d’annuités de cotisation du secteur privé d’une part, et secteur public, sauf que le calcul de départ du salarié du privé reste sur les 25 dernières années, mais pour le public, ce sont les 10 dernières années. Voilà ce que ce pouvoir ultra-libéral appelle l’égalité.
La politique mise en place depuis un peu plus de huit ans par ce gouvernement et celle de ses amis avant provoque le départ de fonctionnaires entre 25.000 et 30.000 par an. Cela pénalise, car ces départs non remplacés sont à l’origine d’un manque de cotisations. Cela creuse le déficit. En plus, la mauvaise orientation politique, économique, sociale, culturelle et ultra-libérale de Sarkozy fait que la France ne trouve pas la croissance nécessaire pour développer l’emploi. C’est pour cela que Sarkozy trompe les travailleurs privés en faisant cette réforme.
Dans ce contexte, les travailleurs privés sont trompés, pénalisés à payer à la place de l’État, étant donné que le régime général du secteur privé n’est pas déficitaire : sous la présidence de Jacques Chirac, Lionel Jospin et son gouvernement ont décidé, en tant que Premier ministre, de mettre en place une caisse de réserve de financement des retraites d’un montant de 37 milliards d’euros. Pendant ces années de pouvoir, l’inflation était équilibrée. La croissance était entre 2,5 et 3%, le nombre de chômeurs a été réduit à 1 million 400.000, soit 1 million 180.000 emplois de gagner. De plus, par rapport à la situation actuelle, on est à 2 millions 588.000 de chômeurs pour l’année 2009. 600.000 emplois étaient détruits. Avec une prévision de croissance pour 2010 de 2% tout au plus, ce pouvoir favorise la minorité de Français la plus riche de France.
Concernant la deuxième réforme des retraites qui a eu lieu le mercredi 8 septembre 2010, le gouvernement Fillon a sorti comme argument que la Caisse de retraite sera bénéficiaire. C’est un mensonge. L’explication est de ne pas dire la vérité aux Français.
Tous les départs en retraite des trois fonctions publiques n’ont pas été remplacés.
(1) C’est un manque de cotisation de 25.000 à 30.000 fonctionnaires par an.
(2) Le nombre de retraites des fonctionnaires augmente.
(3) L’emploi baisse dans les 3 fonctions publiques.
(4) La Caisse de retraite n’est plus équilibrée.
La France a une absence de croissance, depuis plusieurs années. Et en 2009, elle a touché le fond avec une récession de 2%.
Il n’y a ni développement, ni créations d’emplois. Le libéralisme politique mis en œuvre par la Droite n’apporte pas la plus-value nécessaire pour développer la France par une politique d’investissements dans la recherche et les nouvelles technologies.
En plus, la robotisation a fait remplacer l’Homme par la machine, mais ces pertes d’emplois et de cotisations n’ont pas donné lieu à des compensations de l’État vis-à-vis des Caisses de retraite.
Depuis plus de 10 ans, le nombre de salariés cotisant pour un retraité a diminué. Par exemple, il y a dix ans, 8 salariés cotisaient pour un retraité. Actuellement, c’est 1,8 salarié qui cotise pour un retraité. Le vieillissement de la population est le prétexte à cette réforme, mais cela n’est pas crédible, car nous sommes dans une société qui bouge. Il ne faut donc pas perdre une seconde pour prendre des initiatives qui permettront des créations d’emplois et le développement de la France dans les 10 à 20 ans qui viennent.

Roger Alagama


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