Di sak na pou di

Le Pays de l’ombre

Témoignages.re / 12 août 2010

Nous autres Réunionnais, nous nous plaignons chaque instant de notre misère. Oui nous avons raison. Il y a ici à La Réunion, des enfants, des adultes de la misère. C’est vrai que le petit secours de 300-400 euros (RMI, RSA...) ne suffit pas de vivre décemment et évidemment se multiplie du “travail au Noir”.
À côté de cela nous avons Madagascar, l’Afrique nous fermons les yeux. Des humanistes viennent d’être tués en Afrique sans trop de commentaires des médias, c’est au fait divers comme les autres.
“Infos-médecins sans frontière” de juillet-août 2010 nous interpelle sur les urgences du monde. Ce qui m’a frappé c’est un pays que j’aime beaucoup : le Congo-Brazzaville. Il y a 120.000 réfugiés dans l’attente menant de la République Démocratique du Congo (RDC). Ils sont toujours réfugiés le long du fleuve Oubangui, au Congo-Brazzaville voisin, sans perspective de retour pour l’instant. Depuis des mois leur situation sanitaire s’est empirée. Tant ce passe depuis le mois d’octobre 2009 — date à laquelle de violents affrontements dans la région de l’Équateur, en République Démocratique du Congo (RDC), ont eu lieu — ces personnes n’ont toujours pas obtenu leur statut de réfugiés. Or, en raison de l’insécurité qui continue de régner en RDC, elles ne peuvent pas rentrer chez elles.
L’arrivée de centaines de milliers de réfugiés supplémentaires a multiplié jusqu’à quatre le nombre de résidents dans les villages. Même si la solidarité est de mise, il faut toutefois partager l’existant. « On sait que des femmes traversent le fleuve pour aller cultiver leurs champs ou se rendre sur les marchés, côté RDC ; avant la nuit, de ce côté-ci de la frontière », explique Isabelle Mouniaman, responsable du programme. L’aide alimentaire internationale tarde à arriver sur place : 600 tonnes seulement de nourriture ont été distribuées depuis plus de six mois alors que les besoins sont estimés à 1.800 tonnes par mois.
Dans cette région très enclavée, les déplacements se font principalement en pirogue ou en baleinière, le long du fleuve. « Sur le plan médical, les besoins sont à peu près couverts, même s’il reste une zone où nous devons encore nous rendre, précise Isabelle. Deux importants programmes d’assistance médicale ont été ouverts dans deux hôpitaux, à Bétou au nord et à Ipfomdo au sud. Onze sites médicaux fixes ont également été mis en place dans plusieurs villages. Et, de là, des équipes mobiles partent régulièrement donner des consultations dans six villages plus reculés ».

En guise de conclusion, il nous reste qu’une solution selon nos moyens, de faire un don par chèque à l’ordre de Médecin sans frontière ou par virement sur CCP Paris :

Établissement : N°20021
Guichet : 00001
N° de compte : 0004060U020
Clé Rib : 27

Adresse : “Infos-medecins sans frontières” 60509 Chantilly Cedex
Merci d’ouvrir votre cœur aux misères de notre monde
Marc Kichenapanaïdou


Kanalreunion.com