Di sak na pou di

Le Préfet veut une sortie saignante

Témoignages.re / 3 février 2010

Pierre-Henry Maccioni s’en va. Jeudi soir, il donne une réception de départ. Il devrait y avoir du beau monde. Parmi les invités, on compte Mme Couapel, l’égérie de Jean-Paul Virapoullé aux idées extrémistes connues. L’agitatrice saint-pauloise se démène actuellement pour que les femmes soient les plus nombreuses possibles dans l’assistance et constituent un parterre de premier choix.
M. Maccioni fera une intervention d’adieu. De Paris, Daniel Chane-Law, directeur de la publication du site Caloupilé lui propose de prendre un peu de hauteur. Ce Monsieur Chane Law serait un haut fonctionnaire de Bercy. D’où, sans doute, toute la confraternité qu’il manifeste vis-à-vis d’un collègue.
La Réunion aimerait que le Préfet donne sa version sur quelques faits significatifs. Ainsi, pourquoi a-t-il choisi Joël Mongin pour signer le fameux protocole Novelli ? Pourquoi l’avoir fait accompagner à Paris par le secrétaire général des affaires régionales ? Joël Mongin, dont la représentativité est quasi-nulle, méritait-il autant d’honneur ? Son seul titre de gloire : avoir offert au préfet la possibilité de haranguer, debout sur un muret de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion (CCIR), une foule massée à ses pieds. Un représentant de l’Etat dans ses fonctions, interpellant des manifestants est une image rare dans une carrière.
Or, selon les rumeurs, M. Maccioni resterait jeudi dans la configuration du préfet militant. Il ne prendra pas de la hauteur. Il s’apprête à distiller des phrases assassines contre les élus, dont ceux de l’Alliance. Jusqu’à la dernière minute, le préfet veut prouver qu’il est un partisan et qu’il méprise la classe politique locale.
Encouragé par les témoignages qu’il reçoit, il serait prêt à revenir à la fin de sa carrière pour être candidat à une élection. Sans doute, pour régler, avec Joël Mongin comme colistier, quelques comptes. Avant lui, un seul préfet a fait une telle démarche. Il s’agit de Jean Perreau-Pradier, préfet de 56 à 63, revenu comme candidat aux législatives en 1981. L’Histoire se répèterait-elle ?

Jean-Louis Etouaria
Saint-Benoît


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