Di sak na pou di

Le “Saint Suaire” de Turin

Témoignages.re / 11 juin 2010

J’ai eu la chance d’aller à Turin et voir “le Saint Suaire”. Il est vrai que c’est impressionnant. On a envie de croire, surtout devant l’affluence des touristes. Depuis, le carbone 14 est passé par-là. Il situe “le Saint Suaire” vers le 12ème -13ème siècle. Cette vérité historique oblige le Pape Jean-Paul II à être prudent. Les échantillons analysés pesaient 47mg/cm3 ; alors que le poids du linceul est de 23 à 25 mg/cm3, d’après Pierre Merat, chirurgien, président du Centre international d’étude sur le linceul de Turin. La formation de l’image n’a jusqu’à maintenant pas trouvé d’explication satisfaisante. En 2000, le célèbre drap de lin qui porte l’empreinte d’un homme supplicié a fait l’objet d’une restauration méticuleuse. Les plis creusés dans le linge ont été atténués. La toile de consolidation posée au dos et les raccommodages effectués par les clarisses en 1534, après un premier incendie (des gouttes de la chaîne d’argent en fusion avaient troué le tissu), ont notamment été décousus. Les historiens s’accordent sur une date : le linge est apparu en 1357 près de Troyes (Aube). En 1988, trois éminents laboratoires suisse, anglais et américain ont conclu à un tissu fabriqué entre 1260 et 1390 (13ème siècle après J.C.). Alors, face à la science, comment se situe Rome ? En 1988, Jean-Paul II avait vu dans “le Saint Suaire” « une provocation à l’intelligence… ». Il a rappelé la neutralité de l’Église quant à l’authenticité du linceul, Jean-Paul II précise : « ne s’agissant pas d’un thème de foi, l’Église n’a pas la compétence spécifique pour se prononcer sur ces questions… ».
Que nous dit le Père Daniel Woilez, éminent conférencier et membre de la SEDIFOP (Service diocésain de formation permanente) ? : « Lors de sa récente visite à Turin, le 4 mai 2010, Benoit XVI n’a jamais employé le terme de "relique", mais celui d’"icône". Il a dit aussi que la question de l’authenticité de la pièce est une question scientifique discutée qui ne le regarde pas et qui n’a rien à voir avec la foi. Une icône est une image symbolique qui peut aider à tenir certains aspects de la foi. Cette foi est l’accueil de la révélation transmise par les Apôtres et l’Église. C’est une vie avec la personne de Jésus-Christ ressuscité qui est présent notamment dans l’Eucharistie. Le suaire de Turin ne fait pas partie du contenu de la foi et n’en est pas la base ».
Le cardinal-archevêque de Turin est plus explicite : « La foi des chrétiens repose non sur un linceul, mais sur les Évangiles ».
J’ai examiné avec attention ce linceul exposé à la cathédrale de Turin comme un tableau et non comme une relique. Le linceul ne doit pas être l’objet d’une dévotion, mais les chrétiens doivent croire en un Dieu présent dans l’Eucharistie, Vérité révélée qui nous invite à l’adoration du Dieu vivant et vrai.

 Marc Kichenapanaïdou 



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Messages






  • Quelle application à ne pas vouloir reconnaître l’authenticité de cette insigne Relique !
    La science, l’étude du Saint Suaire ne regarde pas Benoit XVI, dit-il ? Mais alors à qui laisser le soin de faire cette étude ? On le sait : à des "scientifiques" pris en-dehors de la Sainte Eglise sous prétexte qu’ils seront impartiaux !?! Il est donc admis que les scientifiques de l’Église sont partiaux et les ennemis de l’Église impartiaux !?! C’est un peu fort, vous ne trouvez pas ?
    N’oublions pas que, même si le Saint Suaire "ne fait pas partie de la Révélation", il a des taches de Sang. S’il c’est un faux fabriqué, ce sang est un blasphème faisant croire à une chose sacré. Si au contraire il est authentique, c’est le Précieux Sang de Notre-Seigneur, ce Sang par lequel nous sommes rachetés, ce Sang sans prix, versé pour nous et pour la multitude.
    Ah oui ! Il faut savoir, il est grand temps. On ne peut pas dire que cela n’a pas d’importance...
    Mais alors, l’étude au carbone 14 qui vient contredire toutes les autres observations pieuses, historiques ou scientifiques, dont la principale, ne l’oublions pas, est que l’Image est un négatif photographique (au 12° siècle ?!?) et de plus un négatif tri-dimensionnel.
    Comment concilier tout cela et comment conclure à l’authenticité de cette Insigne Relique imprégnée du Précieux Sang de Notre-Seigneur ?
    Cette étude a déjà été faite de façon irréfutable par Frère Bruno Bonnet-Eymard. On peut lire ces travaux sur le site http://www.crc-resurrection.org/Contre-Reforme_catholique/Saint-Suaire/Saint-Suaire_de_Turin.php
    On lira alors avec profit les méditations que cet "Etendand du Salut" a inspirées à l’abbé de Nantes à la vue de tant de preuves de son authenticité.

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