Di sak na pou di

Le SNES Réunion contre les affectations forcées en métropole

Témoignages.re / 17 mars 2010

Le SNES, syndicat des professeurs de lycées et collèges (sauf EPS), des CPE et des conseillers d’orientation psychologues, principal syndicat de la FSU, connait la situation des collègues, originaires de La Réunion, affectés en métropole sans en avoir explicitement fait la demande.
Le SNES, à La Réunion comme en métropole, reste très attaché aux concours nationaux et au mouvement national des personnels du second degré, seule garantie d’un enseignement de haute et égale qualité pour les élèves de toutes les académies.
Le SNES condamne le fait que le dogme des suppressions de postes entraîne, depuis quelques années, une diminution constante des possibilités d’affectation à La Réunion, comme dans les autres académies. Cette réduction est amplifiée cette année par le gel de postes pour y affecter les stagiaires (118 postes à La Réunion) puisque ceux-ci vont être mis sur poste à temps plein dès la rentrée, ce que le SNES condamne vivement. Le SNES, qui est à l’origine des luttes qui ont permis la création de la bonification des 1.000 points dit « d’originaire », exige que dans toutes les disciplines où existent des besoins criants à La Réunion, les ouvertures de postes correspondent aux besoins et non à une politique de gestion purement comptable.
Comme il l’a toujours fait, le SNES, syndicat majoritaire de la profession, luttera de tout son poids aux côtés des collègues affectés en métropole en dehors de leurs vœux. La commissaire paritaire nationale du SNES de La Réunion assure, tout au long du mouvement inter, la liaison entre les collègues de La Réunion et les commissaires paritaires responsables de leur discipline, permettant une réaction immédiate face aux problèmes, et ce, sur plusieurs fronts :

- d’une part, en exigeant du Ministère l’ouverture de capacités d’accueil supplémentaires pour permettre, dans le respect des barèmes, l’affectation de davantage de collègues, de bénéficiaires des 1.000 points dit « d’originaire » — stagiaires IUFM jeunes ou moins jeunes et enseignants désirant rejoindre leur île natale — mais aussi de collègues qui risquent d’être séparés de leur famille, installée souvent depuis longtemps à La Réunion. Sur ce plan, le SNES a obtenu satisfaction sur un certain nombre de cas l’an dernier, pour des CPE et en STI par exemple.

- d’autre part, en soutenant auprès du Ministère et du Rectorat de La Réunion leurs demandes d’Affectation à titre provisoire (ATP). Comme il l’a toujours fait, le SNES Réunion aidera les collègues à monter leur dossier de demande d’ATP auprès du Rectorat et du Ministère et suivra de près l’évolution de leur demande. Ce sont près de 40 collègues qui, l’an dernier, ont obtenu une ATP.
À noter que, pour les mêmes raisons de réduction inadmissible des postes et des capacités d’accueil, certains collègues, réunionnais ou métropolitains en poste à La Réunion, n’arrivent pas à rejoindre leur conjoint en métropole, certains depuis plusieurs années et parfois malgré de très gros barèmes. Le SNES est également à leurs côtés pour chercher des solutions.
En passant les concours, on s’engage à la mobilité. Mais cette mobilité a une autre valeur quand il s’agit de 9.500 km et qu’il faut assumer, avec un salaire de débutant, des frais de voyage chaque année plus coûteux. C’est pourquoi les mandats du SNES Réunion sont clairs : nous refusons les affectations forcées en métropole tant qu’il y a des besoins à La Réunion. Et des besoins, chacun en est bien conscient, ce n’est pas ce qui manque !

La section académique du SNES Réunion


Kanalreunion.com