Di sak na pou di

Le souvenir de 14-18

Témoignages.re / 18 novembre 2010

Né en 1909, mon père avait 5 ans lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté. Il s’est marié avant la seconde, où il a combattu. Sur son livret militaire, il est inscrit : « Avec ses compagnons, il repousse l’ennemi et accueille le navire “Le Léopard” au port de la pointe des Galets et se rallie au combat du général de Gaulle ».
Durant toute mon enfance, il nous a parlé de la guerre. Il a souffert lorsque mon frère a fait la guerre d’Algérie. Toute guerre entraîne son cortège d’atrocités.
La guerre de 1914-1918 a causé des millions de morts. En ce 92ème anniversaire de l’armistice de 1918, le président de la République a rendu hommage aux combattants musulmans de 14-18 et de 39-45. De nos jours, il ne reste plus de « poilus », ces anciens combattants de la Première Guerre. Il appartient à la génération de la Deuxième Guerre de raconter cette guerre du nazisme et coloniale pour que les enfants n’oublient pas.
Les médias ont abondamment parlé en ce 11 novembre 2010. C’était aussi l’anniversaire de la mort du général de Gaulle et il y a eu débat autour de cet homme exceptionnel. Nous avons aussi célébré la fin de l’engagisme indien (hindous, musulmans, catholiques), comme chaque année, par une cérémonie de souvenir aux Lazarets de la Grande-Chaloupe.
Toutes ces manifestations sont essentielles dans la vie de chaque être humain. Nous vivons dans un pays de paix. Il n’est pas de même pour une bonne partie du monde, où des tueries continueront à faire souffrir des quantités de familles. Car, tant que l’homme restera un loup pour l’homme, rien ne pourra changer ce monde.
Le croyant a une consolation, c’est de prier Dieu. La prière, c’est ce regard vers l’au-delà, vers une autre vie de plénitude. Que chaque être humain réfléchisse chaque instant à son devenir et à celui de ses propres enfants !

Marc Kichenapanaïdou


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