Di sak na pou di

Les droits ou l’arbitraire ?

Témoignages.re / 22 décembre 2011

Dès ici, convenons que les devoirs restent le socle des droits sans lesquels l’arbitraire régnerait.
En effet, partout, de nos jours, il est question de "crise". Dans ce "fénoir" moderne, on est donc appelé à se demander si cette crise mondiale relève d’une "fatalité" ou au contraire d’un acte arbitraire du genre « car tel était mon bon plaisir ». Allez savoir !
Toujours est-il que la réponse se trouve aux sommets et qu’elle affecte notre pain quotidien !
Devant pareille situation grave, comme dans un grand navire sans boussole, ne conviendrait-il pas de légiférer sur des priorités comme celles des handicapés, des vieillards..., sans oublier notre jeunesse dans ses perspectives d’avenir. Pour que demain soit un peu meilleur...
Comment faire ?
Au confluent de nos choix électoraux, on pourrait se permettre des questions pour que notre société de surconsommation et de gaspillage ne serve plus de courroie de transmission en faveur de profits associés captateurs. Perversité et conjonction d’un hasard et d’une nécessité ? On pourrait en douter ! Certains profiteurs, des mauvais riches, à n’en pas douter, goulument insatisfaits des richesses de la création (pourtant mises à la disposition de tous), nous maintiennent captifs d’injustices diverses et très souvent imméritées !
Face à l’avenir qui nous attend, que nous le voulions ou pas, l’indifférence du plus grand nombre n’est peut-être plus acceptable.
Aussi, en dédiant des souhaits de réussite à la jeunesse, disons :
Toi, jeune (si je puis me permettre ici le tutoiement dans notre langage), pour ne point être broyé à ton insu par l’argent corrupteur, si tu n’y prends garde, il y a lieu d’agir, raison gardée.
Toi, dont les doutes et les espoirs arrivent timidement et secrètement aux portes de l’espérance, de l’espérance qui est la tienne, chargée de porter plus haut tes projets de vie, résolument, sur le chemin de la paix, dans le respect des lois, a-t-on le droit de courber la tête dans ce monde égoïste et sans pitié pour les faibles ?
Ne conviendrait-il pas, en effet, de fuir cette résignation qui pourrait muer en violence qui casse, et imposer solidairement la force du dialogue qui libère et construit, dans le but de valoriser nos richesses. Notre développement en a grand besoin...
En guise de résumé, voici un constat d’un éminent botaniste français : (Source : “Témoignages” - 7/08/06).
« L’Homme, par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot, par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, semble travailler à l’anéantissement des moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce... » (1820) - (Lamarck 1744-1829).

Joseph Mondon
(Les Avirons)


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