Di sak na pou di

Les icônes qu’ils méritent...

Témoignages.re / 22 avril 2013

Une question me taraude depuis le début des manifestations hostiles au mariage pour tous, ceux qui ont choisi comme égérie une personne au nom déjà équivoque issu d’un jeu de mots débile, Frigide Barjot, connaissent-ils les paroles d’une de ses chansons citées sur France Inter le 18 avril par François Morel : « fais-moi l’amour avec deux doigts... » suite à l’avenant ?

Ironie de l’histoire... les forcenés de la sacro-sainte famille, papa-maman et les enfants, main dans la main devant un soleil radieux, suivent pieusement une ex-comique déjantée dont ils ignorent tout, sortie de l’anonymat un beau matin, qui les appelle à verser le sang un jour, pleure le lendemain en niant avoir tenu ces propos et le 21 avril déclare : « on ne touche pas aux homosexuels » sur le ton d’une mère disant à ses enfants : « on ne mange pas de bonbons avant le repas ».

Quel bel exemple pour ces familles à cheval sur les grands principes et prêtes à piétiner la démocratie pour un combat douteux, car leurs grands discours cachent fort peu une hypocrisie effrayante et une homophobie d’un autre siècle ! Faut-il le rappeler, cette loi qu’elles combattent farouchement sur les grands boulevards a été votée en toute légalité par des élus au suffrage universel ? De plus, je suis sûre d’avoir entendu certains responsables de droite affirmer il n’y a pas si longtemps « que la rue ne commandait pas »... comme quoi les beaux principes peuvent être réversibles comme les vestes... Que veulent exactement ces forcenés qui investissent les rues tous les soirs ? une insurrection, une dictature...?

Beaucoup de dirigeants UMP ont perdu le sens de la mesure en s’engouffrant dans la voie d’une rébellion basée sur de pseudo valeurs ! Et en cautionnant de la sorte des groupes extrémistes dangereux. Heureusement, d’autres personnalités politiques font preuve de sagesse en tenant des discours apaisants et responsables, Yves Jégo et Chantal Jouanno notamment.

Il me semble que le chef de l’État devrait intervenir solennellement pour faire entendre le langage de la raison et de la légitimité à toute la nation, tout citoyen doit accepter les lois de la République, et la démocratie ne peut supporter qu’on la remette en cause.

Marie-Hélène Berne


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