Di sak na pou di

Les leçons d’une polémique

Témoignages.re / 17 février 2010

On verra le 14 mars prochain les effets de la violente polémique à laquelle se sont livrés ces derniers jours les responsables politiques à La Réunion de ce que l’on appelle "la Droite" lors de la désignation de leurs candidats aux élections régionales. On verra également, au-delà des résultats de ce scrutin, quelles seront les conséquences de ces affrontements sur l’évolution de la vie politique réunionnaise.
En attendant, il y a dès à présent de nombreuses leçons à tirer de cette polémique. Et nous sommes tous persuadés que d’ores et déjà, de nombreux Réunionnais en ont tiré au moins un enseignement essentiel, à savoir : voilà à quoi l’on aboutit, tôt ou tard, lorsque l’on fait de la politique pour soi-même et pour la classe sociale dominante à laquelle on appartient, plutôt que pour les autres et notamment pour les plus pauvres.
En effet, ce que l’on retient en prenant connaissance des propos échangés par exemple entre Jean-Paul Virapoullé et Didier Robert lors de leurs discussions sur la constitution de leur ex-liste d’"Union" (!), ce sont les insultes qu’ils se sont lancées l’un à l’autre, pendant et après leurs rencontres. Des insultes d’une violence et d’une bassesse inouïes, généralement réservées par ces personnes à leurs adversaires, mais jetées cette fois-ci à leur "compagnon".
Certes, cette violence est d’abord le reflet du caractère vantard, impulsif, agressif et irrationnel de ses auteurs. Du coup, leurs amertumes, rancœurs et frustrations explosent car ils ne maîtrisent pas leur "ego".
Mais le problème de fond est ailleurs : il est dans le fait que certains responsables politiques — de Droite comme de Gauche — n’ont pas comme préoccupation principale de transformer la société pour répondre aux besoins des personnes en difficulté, mais de satisfaire leurs ambitions personnelles. Et leur comportement de bas niveau s’inscrit dans cette logique.
Face à cette conception de la politique, à la fois irresponsable et aux effets catastrophiques, les candidats de l’Alliance et tous les Réunionnais qui soutiennent ce mouvement apportent la preuve que l’on peut donner un autre sens à un tel engagement militant. Leur but est de servir La Réunion pour la faire progresser, et c’est pourquoi leur liste est aussi ouverte, large et unie.

Laurent Sparton,
Le Port


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