Di sak na pou di

Les lointains rapports de M. Virapoullé avec l’aménagement du territoire

Témoignages.re / 1er mars 2010

Jean-Paul Virapoullé a été élu maire de Saint-André en 1972. Il l’est resté jusqu’en 2008. Ce qui lui a laissé suffisamment de temps pour aménager sa commune. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne l’a pas fait. Même sans habiter la commune, on s’en rend compte : la ville n’a pas été “réfléchie”, c’est un foutoir monumental.
En 2000, Jean-Paul Virapoullé signait un contrat de ville, qui courrait jusqu’en 2006. Pour définir les objectifs de ce contrat, une étude a été faite, confiée à un bureau spécialisé (BETURE). Le constat effectué par les professionnels est affligeant :
« La municipalité veut ralentir la construction de logements sociaux et favoriser les logements intermédiaires ». « Il n’existe pas de politique de peuplement ». « Les dispositions réglementaires en matière d’attribution de logement ne sont pas prises en compte : Plan départemental pour le logement des plus défavorisés (PDLD), conférence communale ou intercommunale d’attribution des logements par exemple ».
« La commune est confrontée à une situation difficile en matière d’environnement. Les services techniques se sont engagés dans une politique d’aménagements paysagers qui a valu à Saint-André d’être sélectionnée dans le cadre du concours des Villes fleuries. Cette politique est cependant insuffisante pour endiguer l’utilisation des terrains vagues en dépôts sauvages. Les services techniques qui assurent ce travail disposent de peu de moyens ».
Le recensement des Zones d’habitat précaire et insalubre (ZHPI) a mis en évidence que l’habitat précaire et insalubre subsiste par poches diffuses sur l’ensemble du territoire. Et c’est pas mieux dans le transport : « L’absence de réseau de transport en commun intra-communal nécessite l’élaboration d’un PDU ».

Le bilan du maire Jean-Paul Virapoullé, pour ce qui est notamment de l’aménagement, est catastrophique. S’il n’a pas été capable d’aménager sa commune, il est évident qu’on ne peut lui confier la responsabilité de l’aménagement de La Réunion.

Kora-Ly Payet


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