Di sak na pou di

Les présidentielles, rêves et cauchemars chez nous !

Paul Dennemont / 19 septembre 2016

Chacun aura constaté que, cette année, l’été nous fait des caprices et tarde à s’installer véritablement. Nous sommes fin septembre et il y a des jours où « la fré i kok », et pas seulement au Bourg-Murat ou a Bé-Cabot. Les températures sont basses, surtout la nuit, et les couettes sont toujours de rigueur. Certains s’impatientent, d’autres s’en réjouissent. S’agit-il d’un phénomène lié au dérèglement climatique ? Un sujet régulièrement abordé, chez nous, par Paul Vergès et le PCR, souvent raillés. Un sujet qui s’est invité, ces jours-ci, dans le débat des présidentielles !

A propos de ces présidentielles, il est à noter que les prétendants à la fonction suprême se bousculent, à droite comme à gauche. Certains d’entre eux jouent en solo, d’autres ont choisi d’affronter l’épreuve du « casting ». Le show final se déroulant le dimanche 7 mai 2017. La bataille s’annonce rude, et à quelques exceptions près, la démagogie, les déchirements perpétuels, les accusations réciproques, les polémiques incessantes, l’emporteront sur les vrais débats d’idées. Il y aura du beau spectacle, et les Français seront servis. Pas seulement ceux de l’Hexagone, mais nous aussi. Nous ne voulons pas rater une miette du spectacle de ces comédiens surdoués et exigeons, sur ce plan, « l’égalité réelle ». Nous pouvons compter, nous espérons tous, sur le soutien de poids de Mme Bareigts, la nouvelle ministre des Outre-mer, bien de chez nous, « Réyonaise », issue du PS de Sin-Dni.

Chez nous, justement, ça commence à s’agiter sérieusement, avec les premiers reniements et trahisons. Et ce n’est pas fini. On en voit, ici et là, qui sont saisis de démangeaison, en s’imaginant déjà un destin entre deux ravines, ou même national, et qui sont prêts à tout pour y parvenir. A l’inverse, d’autres craignent pour leurs indemnités et petits privilèges, et tremblent à l’idée de boire la tasse aux élections qui suivront les présidentielles. Il leur arrive même de faire des cauchemars, au point de se réveiller aussi soudainement que le volcan du Piton de la Fournaise, et découvrir, avec stupéfaction, les problèmes et les misères auxquels les Réunionnais sont confrontés. Ils en seraient même révoltés ! Les pauvres.

Il est presque certain que ces rêveurs, ces révoltés du moment, et autres apôtres du bonheur, auront le sommeil difficile jusqu’à juin 2017. Très difficile même, et quoi qu’ils fassent.

Paul Dennemont


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