Di sak na pou di

Les vieux ne sont pas dépassés

Courrier des lecteurs de Témoignages / 3 juillet 2017

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Contrairement aux civilisations anciennes ou primitives, c’est vrai qu’aujourd’hui, on se désintéresse assez vite des vieux. On les aime, bien-sûr, mais à condition qu’ils restent dans leur coin. La vie moderne est tellement trépidante qu’on les voit mal suivre le rythme.

Double erreur mes amis. Il ne faut pas confondre la vitesse que vous permet la bonne information, le bon tuyau ou le bon raccourci que connaît le vieux et la dangereuse et épuisante précipitation propre à la jeunesse. Et je ne parle même pas de la folle ambiance schizophrène dont tout le monde se plaint et que les vieux observent toujours avec étonnement et quelquefois même un peu de tristesse. Deuxième erreur, en ignorant ou sous-estimant la densité et la richesse de leurs informations, on se prive d’une ressource immense.

Si le progrès et l’épanouissement humain semble aujourd’hui en berne, si de trop nombreux humains se perdent dans des voies de garage et des impasses, ne serait-ce pas parce qu’on écoute plus les vieux ?

Chacun doit apporter sa pierre au fragile édifice sociétal. Et cela est d’autant plus vrai que cet édifice se complexifie et a besoin, plus que jamais de l’expertise de tous.

François Maugis


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