Di sak na pou di

Lettre ouverte aux Réunionnais épris de justice… Un promoteur au dessus des lois ou l’affaire de la case De Palmas (suite)

Témoignages.re / 12 mai 2010

Au 157 de la rue Juliette Dodu, un chantier controversé est en cours ; Là se trouvait autrefois la maison De Palmas, une case créole qui a été démolie et qui aurait dû être reconstruite à l’identique. Dans cette affaire, M. Gauvin a fait valoir par l’intermédiaire de son avocat que le permis de construire n’était pas conforme car la construction projetée ne possédait pas d’assainissement autonome ; c’est en effet une obligation légale étant donné que la station d’épuration de Saint-Denis est saturée.

Par ordonnance prise le 28 avril 2010, le Tribunal Administratif de Saint-Denis prenait sa décision. Cette décision a été notifiée par lettre recommandée en date du 3 mai ; elle est parvenue au plus tard le 5 mai à M. Roux (le constructeur-promoteur), à la Commune de Saint-Denis qui a délivré le permis de construire contesté, et à M. Gauvin, le plaignant.

Le Tribunal Administratif stipulait que le permis de construire était suspendu, ce qui signifie en d’autres termes l’arrêt de la construction, en attendant « qu’il soit statué sur la requête à fin d’annulation ».

Voilà une décision on ne peut plus claire. Et que se passe-t-il dans les faits ? Depuis la notification de la décision, les travaux continuent, continuent de plus belle. On dirait que les ouvriers du chantier redoublent d’énergie, qu’ils ont été incités à travailler plus vite, plus fort, plus longtemps. A croire qu’une véritable course contre la montre est engagée. Se pourrait-il que le concepteur-constructeur-promoteur escompte mettre la justice devant le fait accompli ?

En tant que citoyens respectueux des lois et des décisions de justice, nous pouvons pour le moins nous étonner de voir comment le concepteur-constructeur-promoteur peut s’asseoir de la sorte sur une décision de Justice, défier les lois de la République et se moquer de l’opinion publique.
Il s’agit ici d’un véritable scandale et l’on attend des responsables (dont la Mairie de Saint-Denis) qu’ils fassent en sorte que les lois de la République s’appliquent aussi au 157 de la rue Juliette Dodu. Il faut à tout prix éviter que les justiciables ne perdent confiance en l’application de la justice et soient tentés de rechercher d’autres moyens de faire triompher leur bon droit.

Collectif pour la défense du Patrimoine


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