Di sak na pou di

Médecins sans Frontières

Témoignages.re / 4 octobre 2011

Le 3 octobre 1971, des médecins et des journalistes du magazine médical “Tonus” décident de s’associer après avoir été témoins des atrocités commises au Biafra et des souffrances de la population du Bangladesh, après le passage du cyclone Bhola. Ne supportant plus l’inertie des institutions internationales, ils décident de créer un organisme dont l’objectif est d’apporter une aide médicale d’urgence à des populations plongées dans des crises majeures et déclarent vouloir « faire tomber tous les barrages, toutes les frontières qui se dressent encore entre ceux qui ont vocation de sauver, de soigner et les victimes de la barbarie humaine ou de ces dérèglements de la nature […], qui endeuillent les pays souvent les moins préparés à y faire face ». C’est ainsi que naît Médecins sans Frontières (MSF), une association non gouvernementale créée le 22 décembre 1971.
Dans la charte qui réunissait l’association, il est précisé : « Les Médecins sans Frontières apportent leur secours aux populations, sans aucune discrimination de race, de religion, de philosophie ou de politique ».
Depuis le Liban en 1976 jusqu’en Haïti en 2010, en passant par le Cambodge, le Rwanda, la Bosnie ou encore le Kosovo, MSF apporte, depuis quarante ans, des soins médicaux, mais également témoigne et alerte les opinions publiques sur les situations vécues par des populations dénuées de tout. En 1999, l’organisation a reçu le Prix Nobel de la Paix pour son action. Lors de la remise du Prix, le président de l’association, Philippe Biberson, déclare : « J’espère que le Prix Nobel de la Paix récompense l’action qui fait la spécificité de Médecins sans Frontières. Qu’il récompense bien la reconnaissance d’un humanitaire civil et totalement indépendant des influences politiques et militaires, d’un humanitaire de révolte contre l’injustice et la persécution ».
En 2010, MSF était présent dans plus de quatre-vingts pays et réunissait 1 million de donateurs privés.
Il manque beaucoup de médecins en France et sur toute la planète. Le gouvernant devrait en prendre conscience, en 40 ans, le corps médical a considérablement diminué. Comment faire pour maintenir le cap ? Pourquoi faut-il mettre un niveau très élevé, le concours de la première à la deuxième année ? Il y a trop d’échecs, et cela décourage beaucoup d’étudiants en Médecine.

Marc Kichenapanaïdou


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