Di sak na pou di

Mémoire sibylline d’un migrant

Témoignages.re / 26 décembre 2013

« Heureux qui comme Ulysse »….

Fini les litanies sur les abords des chemins escarpés…

Qu’il est bon de flâner de layons en sillons en exaltant des aubades à l’effigie de la liberté

Liberté nomade en quête d’une mémoire effacée par des lois sycophantes avalisée par un secours sans sauveur

Sauveur sans recours à une migration forcée sans retour

Retour disposant dans sa besace l’obscurité matricielle des aurores lointaines évaporées par des heures sans secondes

Secondes naïves cendrées dans l’âtre d’un foyer abondant d’orphelins d’histoire utérine et d’héritiers candides d’un canevas tissé par les rais de lumière édifiant la genèse de la reconnaissance d’une histoire

Histoire d’une vie expatriée sans mansuétude
exhortée par l’espoir

L’espoir de commémorer le jubilé inédit parsemé d’escarbilles d’un passé subsistant dans les moulins à moudre des détracteurs de mémoire

« Mémoire exorcisée que j’avais délaissé dans la petite valise verte bouteille
à l’aéroport de mon passé. »

M Th

Hommage aux artistes de la commémoration du cinquantenaire
de l’exil forcé des pupilles réunionnais.


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