Di sak na pou di

Mon soutien aux agents grévistes de l’EDF contre la vie chère

Témoignages.re / 12 avril 2011

Mesdames, Messieurs les élus, pourquoi ce silence ?...

Le droit de grève est sacré, les grévistes de la CGTR à l’EDF sont dans leur droit car ils ont posé le vrai problème de la vie chère pour tous les Réunionnais, la vie n’est pas chère que pour les fonctionnaires.

Le dimanche 27 mars, un vent de folie a soufflé sur l’antenne de radio "Freedom", des intervenants ont clairement provoqué une chasse à l’homme à l’égard des grévistes de l’EDF, en les traitant de TERRORISTE voir de CRIMINEL, certains demandaient leur lynchage en affichant leurs photos sur la place publique, on se serait cru au temps de la guillotine ou dans une dictature. Ce sont ces grévistes qui réparent les réseaux électriques lors de la tempête ou du cyclone dans des conditions humaines dangereuses et quelques fois le courant reste coupé pendant des heures voir des jours suite aux pylônes cassés sur des centaines de mètres, mais à ce moment-là..., ils ne sont pas traités de terroriste ni de criminel MAIS DE HÉROS. Lorsque les camionneurs bloquent les routes, ils prennent en otage les automobilistes. Lorsque les enseignants font grève, ils prennent les enfants en otage..., etc. IL N’Y A PAS DE GRÈVE SYMPA, c’est le dernier recours pour se faire respecter, cela existe depuis des décennies. La grève est le dernier moyen pour se faire respecter après la négociation échouée avec la direction ou le patronat.

LE DROIT DE GRÈVE a été gagné par les luttes sociales du peuple français, c’est un droit constitutionnel, le syndicat CGT est le principal acteur comme force de proposition dans la défense de tous les salariés en France et cela depuis la Révolution française de 1789, qui a créé les Droits de l’homme, la séparation de l’église et de l’état et par la suite elle a gagné de grandes conquêtes sociales telles que :

- la Sécurité sociale

- les congés payés

- le droit à l’éducation gratuite pour tous les Français (l’éducation nationale)

- le droit de vote des femmes (qui étaient interdites de vote avant les années 1930)

- l’interdiction du travail des enfants

- la réduction de la durée du travail avec la reconnaissance du salaire minimum garanti

- la création des nationalisations des secteurs clés de l’économie :

- de l’énergie (Électricité et de Gaz de France)

- des transports (SNCF - Air France)

- du secteur bancaire, etc.

MAI 1968 : pendant plus d’un mois, la France a été paralysée par des grèves dans tous les secteurs économiques publics et privés suite au refus de discussion du gouvernement et du patronat avec les organisions syndicales représentatives qui avaient élaboré un important catalogue de revendications :

- les bas salaires dans le privé et le public

- la réduction du travail

- la reconnaissance des diplômes dans les entreprises

- les mauvaises conditions de travail sur le plan de la sécurité

- l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes à travail égal

- des effectifs supplémentaires dans la fonction publique et les services de l’État

- le paiement des heures supplémentaires

- la mise en place juridique pour la défense des salariés dans les tribunaux des Prudhommes, etc.,
enfin le gouvernement et le patronat acceptèrent d’ouvrir les négociations avec l’ensemble des organisations syndicales et il y eut de grandes satisfactions dans les revendications syndicales. Notamment sur les salaires avec une hausse importante du salaire minimum garanti pour le public et le privé et bien sûr des satisfactions dans les autres revendications également

Et la vie économique a été relancée car les Français avaient de meilleurs salaires pour acheter et purent emprunter pour se loger.

Un retraité combatif de l’EDF


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