Di sak na pou di

Monseigneur, notre cathédrale

Témoignages.re / 15 mai 2012

10 mai 1942-10 mai 2012. 70 ans. Joyeux anniversaire, Gilbert Aubry !
2 mai 1976… 2 mai 2012. 36 années d’épiscopat. 36 années que dure ton serment de fidélité, Monseigneur, que tu proclames l’Evangile pour que nous, tes frères et sœurs, vivions d’amour fraternel.
Pourtant, il y a deux ans, tu t’es retrouvé plongé dans l’abîme. Mais grâce à Dieu, grâce à la prière, tu en es sorti. Tu as crié ta douleur et aujourd’hui tu cries ta joie d’avoir refait surface et d’être à nouveau parmi nous, pour recommencer à nous conduire sur la voie du salut. Il te faut recommencer, pour continuer ?
Et puisqu’au commencement était le Verbe… laisse-moi t’écrire, pour te dire que nous aspirons à un recommencement, à une nouvelle naissance de notre évêque. Nous avons soif de foi. Mais puisqu’« il n’appartient à nulle âme d’acquérir la foi sans la permission du Seigneur », intercède auprès de Lui pour nous. Oui, « les commencements sont choses graves et joyeuses », écrivait Charles Péguy. Alors, ton recommencement sera plus grave, plus joyeux et… plus étonnant encore ! Oui, la vie est une série de recommencements, de renaissances. A chaque instant, chaque matin, chaque soir, chaque réveil, chaque rayon de soleil qui grandit.
Comme Jésus au désert, tu vis pour nous la disponibilité. Merci ! Pense à combien de personnes tu réussis à rendre heureux.
Monseigneur, tu es un homme et le monde à la fois. Comme la cathédrale, tu agis comme un pont entre les hommes et l’Eglise. Comme un médiateur. Tu es l’image du paroissien.
Et dans cette cathédrale, Monseigneur, tu es le ciel. Celui qui nous guide vers le Ciel qui nous est promis (à condition que nous le méritions).
Monseigneur, tu es notre arc-boutant, épaule sur laquelle nous nous appuyons, depuis maintenant trente-six ans. Plus de la moitié de ton âge. « La canne semblable au bâton à mesurer ». Quand les piliers de la cathédrale sont solides, l’ensemble de l’édifice est solide et prompt à accueillir son public en toute sécurité. L’Evangile ne compare-t-il pas notre corps à un temple ? Mais que serait ce temple sans une âme pour le guider ?
Monseigneur, tu es la lumière de La Réunion. Tu es venu éclairer nos esprits engourdis qui plongeaient dans l’abîme de l’ignorance, de l’insouciance et du péché. Puisque tu es cette « lumière i étein’ pas », dont parlait Sa Sainteté Jean-Paul II, le 1er mai 1989. Et les Réunionnais qui te suivent ne marchent point dans les ténèbres, dirais-je en paraphrasant Saint Jean. Je te souhaite la force et le souffle. Et te dis : « Dispense-nous encore longtemps les lumières de notre sauvegarde ! ».

Marc Kichenapanaïdou


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