Di sak na pou di

Mort sur ordonnance

Témoignages.re / 9 septembre 2009

Dans les années 1980, mes enfants étaient fans de Michael Jackson. Mon fils dansait à merveille sur toutes ses musiques. Devenu adulte, malgré la déperdition de renommée de leur chanteur préféré, ils n’ont pas cessé de l’admirer. La disparition de Michael Jackson les a beaucoup affectés. C’est en pensant à tous ses fans que je rends hommage à un homme plein de talent, qui a fait vibrer bien des cœurs.

“Mort sur ordonnance” : le titre d’un film…
Vendredi 4 septembre 2009, un cortège de 26 limousines toutes identiques, noires aux vitres fumées, se dirigent vers le cimetière. Ses frères portent son cercueil doré recouvert de fleurs blanches. Presse maintenue à l’écart, fans et engins aériens itou, sobre cérémonie en plein air, mais privée, avec 200 invités triés sur le volet assis sur des bancs blancs pour les funérailles sereines d’un “roi” qui attirait des adeptes par milliers, filmées par une entreprise privée.
Décédé le 25 juin dernier, Michael Jackson est inhumé soixante-dix jours après, dans les Hauts de Hollywood dans la banlieue Nord-Est de Los Angeles. L’ange de la pop repose désormais dans un mausolée de marbre blanc, dans ce cimetière où l’ont précédé de nombreuses vedettes du cinéma comme Buster Keaton, Fritz Lang, Rod Steiger, Tex Avery, Clark Gable, Jean Harlow ou Bette Davis…
Le chanteur avait été victime, selon l’institut médico-légal de Los Angeles, d’une escalade médicamenteuse ordonnée par son médecin personnel. L’opinion publique a ainsi appris un nouveau mot, le Propofol, un puissant anesthésiant qui, combiné à un mélange d’autres médicaments, aurait provoqué une « grave intoxication » fatale à la star. Triste fin, qui a depuis été qualifiée d’« homicide involontaire » à l’encontre de son toubib, qui, du coup, devient un “Dr Mabuse” tout désigné. Le film est fini, mais le mot “fin” n’est pas apparu sur l’écran blanc : on n’a pas fini de parler de l’histoire de ce “marmay” qui ne voulait pas grandir et que ses fans appelaient affectueusement « Bambi ». Car, mort, Michael Jackson n’a jamais été aussi vivant, jacksonmania oblige : the show must go on !

 Marc Kichenapanaïdou 


Kanalreunion.com